( 8 septembre, 2008 )

Rencontre avec Hakim Addad, secrétaire général du Raj

 Rencontre avec Hakim Addad, secrétaire général du Raj
Par M. Laribi
 

Parmi les associations qui avaient appelé à la manifestation du 8 août, nous en avons rencontré une qui milite dans le pays depuis 1993.
Le Raj (rassemblement action jeunesse) est de tous les combats. Pendant les périodes les plus dangereuses qu’a connu le pays où toute forme de liberté d’expression était anéantie, le Raj menaient des campagnes de prévention sur le sida où encore des conférences sur les droits de l’homme ! Rencontre avec Hakim Addad, l’actuel secrétaire général du mouvement.
 
 
 
 




 

Dans quelles conditions a été crée le RAJ et qui en étaient les instigateurs ? Hakim Addad : «en décembre 1991, le front islamique du salut (FIS) sort vainqueur des élections législatives -vote qui sera annulé en janvier 1992- c’est à ce moment là que  ceux qui allaient devenir les membres fondateurs du Raj ont réalisé qu’il y avait dans ce pays un réel problème au niveau de l’information et de la sensibilisation de la jeunesse algérienne. Cette jeunesse algérienne de moins de 30 ans représente à elle seule plus de 75% de la population entière. C’est à la suite de toutes ces prises de consciences que nous nous sommes réunis pour créer RAJ. Nous étions 22 membres fondateurs, le même nombre que les instigateurs de la révolution algérienne en 1954 (sourire). Nous étions tous issus de milieux plutôt défavorisés. La plupart d’entre nous étaient soit étudiants soit chômeurs. Nous étions donc très représentatifs de cette jeunesse ligotée dans un pays qui sombrait. Il y avait à l’époque une réelle nécessité de créer une organisation de jeunes complètement indépendante de toute autorité que ce soit d’un parti politique ou du pouvoir lui même. Voilà donc les conditions dans lesquelles le RAJ a été crée ! Quel est le genre d’actions que vous menez ? H.A : le travail des enRAJés était essentiellement socioculturel les deux premières années. En 1995, il y a eu une demande très forte de la part des adhérents que le RAJ prenne position et interpelle le pouvoir politique et l’opposition concernant les violences dans le pays. Le RAJ entamera donc cette même année, une campagne nationale en interpellant le pouvoir afin de trouver une solution à la crise que traversait le pays. Le RAJ lance une pétition et en un mois et demi, grâce à l’activisme de nos militants, nous avons récoltés plus de 20 000 signature. La campagne s’est clôturée avec un grand rassemblement concert où plus de 10 000 spectateurs étaient présents. 

Vous avez décidé de boycotter le festival de la jeunesse après avoir fait partie du comité d’organisation, pour quelles raisons vous êtes-vous retirés et quelles actions avez-vous mené pour le boycotte ? H.A : L’organisation de ce festival était en cours depuis deux ans. Nous étions au début partie prenante de l’organisation pour voir de nos yeux comment ce festival était préparé par les organisations pro gouvernementales mais aussi et surtout pour essayer de faire de ce festival une occasion de parler des réalités de la jeunesse algérienne.   

Nous nous en sommes retirés parce ces réalités de la vie du peuple algérien et de la jeunesse en particulier n’étaient absolument pas prises en compte. Elle aurait dû être pourtant au centre de tous les débats vu les souffrances qu’elle traverse.
Il était donc impossible au niveau de notre morale de duper la jeunesse mondiale venue manifester contre la mondialisation dans un pays où le gouvernement fonce tête baissées vers un capitalisme à la sauvage en privatisant tout en bloc, en licenciant des centaines de personnes et en ouvrant ses marchés aux capitaux étrangers.
Enfin, la raison principale pour laquelle nous avons décidé de faire de ce carnaval un échec est que nous sommes partie intégrante du mouvement populaire et citoyen en cours depuis le mois d’avril dernier. Il nous était donc inconcevable de participer à cette initiative organisée par et pour le pouvoir au moment même où ce dernier tire sur la population à balles réelles et réprime sauvagement les algériens qui se mobilisent pour leurs liberté citoyenne et leur dignité.
Nous avons publié des tracts dans lesquels on dénonçait clairement cette mascarade et nous avons tenté de les distribuer aux délégations étrangère de manière pacifiste. Nous nous sommes rendu à l’entrée de la faculté de Bab Ezzouar où se tenait une conférence dans le cadre du festival. A peine avions nous commencé à distribuer nos tracts que les forces de police se sont mis à nous embarquer un par un et nous ont conduit au commissariat. Après trois heures de garde à vue durant lesquelles nous avons été frappés et insultés, on nous a finalement libérés.
Le lendemain nous avons récidivé. Nous ne pouvions évidemment pas rater la clôture du festival. Nous avons eu beaucoup de mal à distribuer nos tracts, j’ai donc décidé à un moment donné de rentrer carrément dans les bus des délégations étrangères pour leurs donner les prospectus de main à main. Au bout du deuxième bus, les jeunes de la sécurité du festival se sont jeter sur moi et ont faillis me lyncher. Les forces de l’ordre sont arrivées ensuite et m’ont traîner au commissariat d’où j’ai été rapidement libéré. Vous voyez ! dans un pays où les terroristes, les égorgeurs de femmes et d’enfants, sont amnistiés, les actes les plus pacifistes sont sévèrement réprimés. Il faut donc savoir où l’on se place. Nous avons choisi notre camp, c’est celui du peuple dont nous faisons partie.
Pour la vie et pour l’Algérie, nous lutterons toute notre vie ! »
 Propos recueillis par Meriem Laribi
meriemlaribi@yahoo.fr
 
  

( 6 septembre, 2008 )

RAJ commémore la déclaration sur l’unité du Maghreb à l’université de Béjaïa

L’ association RAJ (Rassemblement-Actions-Jeunesse, Algérie) a organisé à l’université de Béjaia les Lundi 28 et Mardi 29 Avril 2008 une conférence-débat « dans le cadre de la dynamique enclenchée par le comité de suivi du FSMagh pour la célébration du 50 ème anniversaire de la conférence de Tanger, conférence qui avait pour objectif l’unité du Maghreb, objectif qui tarde à se concrétiser malgré l’impatience et la longue attente des peuples d’Afrique du Nord. » Le mot d’ordre de l’invitation : « Tous ensemble pour l’avènement d’un Maghreb des Peuples, démocratique, progressiste, et prospère ! »

La conférence était animée notamment par les représentants des syndicats autonomes algériens SNAPAP, CNAPEST et CLA, qui sont intervenus sur le mouvement syndical en Algérie et ses perspectives au niveau du Maghreb. Elle était présentée par Maître Bouchachi, Président de la ligue Algérienne pour la Défense des Droits de l’Homme (LADDH), Maître Ali Yahia Abdenour, président d’honneur de la LADDH. Le RAJ avait prévu de procéder pour cette commémoration à la distribution et à la présentation de la conférence de Tanger et de la charte des peuples du Maghreb.

En Algérie, si l’initiative de RAJ à l’université de Béjaia en petite Kabylie s’est bien déroulée, la commémoration prévue à Alger s’est heurtée en revanche au pouvoir en place avec fracas : le « colloque historique à caractère scientifique » dédié au cinquantenaire de la conférence de Tanger, qu’organisait notamment la haute figure algérienne Abdelhamid Mehri, ancien secrétaire général du FLN (et qui était présent à la fameuse conférence de 1958), a été annulé sans explication par les autorités.

La Commémoration de la Déclaration de Tanger

Quel était l’évènement ainsi commémoré ? Du 27 au 29 avril 1958, s’est déroulé au Maroc un événement important, aujourd’hui pourtant largement oublié : la « Conférence maghrébine de Tanger ». Celle-ci a réuni les dirigeants des principaux partis des gauches nationalistes maghrébines d’alors : le Neo-Destour, l’Istiqlal et le FLN. L’évènement se déroulait en pleine guerre d’Algérie, et deux ans après l’Indépendance du Maroc et de la Tunisie. L’heure était au panarabisme et au tiers-mondisme. Les trois partis nationalistes représentés adoptèrent lors de cette conférence une résolution ambitieuse sur « l’unité du Maghreb », en présence de Ferhat Abbas, Abdelhamid Mehri, Ahmed Boumendjel, Abdelhafid Boussouf, Mehdi Ben Barka…

Fin avril 2008, les mouvements sociaux et les partis politiques, du Maghreb et de l’immigration maghrébine en Europe, ont tenu à commémorer l’évènement. Diverses initiatives organisées un peu partout ont ainsi tenté d’élucider les raisons subjectives et objectives qui ont empêché la réalisation effective de l’unité du Maghreb proclamée en 1958. « Commémorer le 50ème anniversaire de la conférence de Tanger est pour les signataires (1) l’occasion de réaffirmer que l’unité du Maghreb est une aspiration légitime des peuples qui doit se traduire en une volonté politique qui met en ouvre la construction du Maghreb des peuples uni, démocratique, progressiste, moderne et prospère », lit-on dans l’appel à la commémoration qui s’est tenue à Paris fin avril. Celle-ci a réuni Sophie Bessis, Mohamed Harbi, René Galissot et Raymond Benhaïm, autour de Ali Elbaz, qui introduisait la soirée, devant une cinquantaine de personnes.

Une commémoration similaire était organisée le 26 avril 2008 au Maroc, à Tanger même, à l’appel du Comité de Suivi du FSMaghreb, en charge de l’organisation du Forum Social Maghrébin à venir, les 25-26-27 juillet prochains au Maroc. Pour Kamel Lahbib, l’un des initiateurs de cette nouvelle conférence tangéroise, la modeste participation qu’il a enregistrée raconte en creux tout le travail qui reste à faire pour sensibiliser davantage à l’enjeu d’une union maghrébine : « au-delà de l’Appel historique de Tanger, un tel travail pourrait s’appuyer aujourd’hui sur une Charte du Maghreb des Peuples », dit-il. Kamel Lahbib évoque toutefois positivement la participation à cette réunion des partis politiques marocains, notamment l’Istiqlal et l’USFP . « Même si cela semble relever peut-être davantage de la politique-spectacle que de la réflexion profonde sur la signification d’une dimension maghrébine des luttes », nuance-t-il aussi.

D’hier à aujourd’hui

Pourquoi la déclaration de Tanger de 1958, qui proclamait l’Union du Maghreb, est-elle restée lettre morte, « aussitôt proclamée, aussitôt enterrée », comme se désolait Ali Elbaz de l’ATMF en introduction du débat parisien ? Les divers intervenants présents ce soir-là au Centre International de Culture Populaire à Paris, ont avancé des pistes d’explication. « L’idée d’Etat-Nation mise en pratique par les mouvements nationalistes, lesquels avaient en tête leurs objectifs de libération du joug impérialiste, ne concordaient pas forcément avec l’intérêt plus global des sociétés », a commenté René Galissot. « On ne pensait pas alors le Maghreb comme un espace politique à intégrer (à la manière de l’Union européenne par exemple), mais comme espace de solidarité contre l’impérialisme », a complété Mohammed Harbi. « Il est normal que les acteurs politiques d’alors se soient d’abord employé à construire des Etats-Nations, mais les Etats ont ensuite tenter de surmonter les luttes politiques internes en se construisant les uns contre les autres et en raffermissant ainsi l’idée nationale en commun. Pourtant, il existait une volonté réelle de Maghreb commun », a renchéri Raymond Benhaïm. « Ce sont les populations qui pâtissent encore et toujours de ce ’non-Maghreb’ », a commenté pour sa part Sophie Bessis. Pour elle, « les pays du Maghreb ont choisi de privilégier la construction de relations Nord-Sud plutôt que des relations horizontales entre eux. Mais est-ce la seule faute des Européens ? Aujourd’hui, l’Union du Maghreb Arabe est un cadavre qui bouge à peine. Et les nouvelles politiques antiterroristes internationales, le souci du contrôle des flux migratoires méditerranéens, achève aujourd’hui de faire des Etats maghrébins les supplétifs des pays du Nord. Il faut réfléchir à un projet fédéral qui détache le Maghreb de ces rapports Nord-Sud. »

Pour Raymond Benhaïm, « ce qui bouge et importe aujourd’hui se déroule non pas dans les partis, mais dans les mouvements sociaux. Ce qui compte désormais le plus, c’est la transversalité à créer et conforter entre ceux-ci. » Voilà pourquoi selon lui « le Forum Social Maghrébin est un événement important, d’une grande maturité politique, comme il l’a montré déjà lors de ses diverses rencontres préliminaires.. » De fait, la perspective du FSMagh de juillet au Maroc était implicitement présente dans cette réunion. « On est tous d’accord que ce qu’il faut amplifier aujourd’hui, ce sont les mouvements sociaux et les mouvements des droits », a conclu René Galissot. « N’oublions pas cependant, comme ce fut le cas en 1958, que le Maghreb, c’est aussi la Mauritanie, le Sahara Occidental et la Libye… », a commenté au sortir de la réunion un jeune acteur civil sahraoui, par ailleurs actif dans le processus du Forum Social Maghrébin.

( 6 septembre, 2008 )

1er Forum social maghrébin : Pour un Maghreb solidaire et prospère

 L’ONG algérienne RAJ (Rassemblement Actions Jeunesse), le Forum social algérien (FSA), le Snapap et le CLA, SOS Disparus ainsi que l’Association pour le tourisme et l’environnement ont participé au 1er Forum social maghrébin qui s’est déroulé du 24 au 26 juillet à Al Jadida, au Maroc.

« A l’heure de la commémoration du cinquantenaire de la déclaration de Tanger, il était primordial pour nous, le RAJ, et pour nos autres partenaires réunis à ce forum de faire le bilan et surtout de tracer les perspectives pour la construction du grand Maghreb démocratique des peuples, rêve de nos aînés et qui reste d’actualité, aujourd’hui plus que jamais », lit-on dans le communiqué de RAJ. « En soutien aux différents mouvements sociaux dans le Maghreb, dont le mouvement des professeurs vacataires en Algérie, les participants au forum ont organisé un rassemblement le 26 juillet à l’entrée de l’université de la ville Al Jadida », précise le même communiqué. Ce forum maghrébin a été également l’occasion de lancer le comité de suivi pour la création de e-joussou.net, un portail internet ouvert à la société civile du Maghreb et du Machrek. Le RAJ a été choisi comme le promoteur algérien de ce portail alternatif. Le RAJ sera ainsi chargé de faire adhérer le maximum d’associations et d’ONG algériennes à ce projet. Il a été prévu aussi que le RAJ entame un programme de travail commun avec l’ONG marocaine Action Jeunesse. Enfin, le 1er forum maghrébin du genre a été clôturé par l’adoption de la charte des peuples du Maghreb. Les quelque 2000 participants au forum qui ont adopté « la Charte du Maghreb des peuples » ont exprimé leur détermination à œuvrer à jeter les jalons d’un Maghreb « de paix, de solidarité et de prospérité partagée ». La Mauritanie devra accueillir le deuxième Forum social maghrébin l’année prochaine.

Par Adlène Meddi

( 6 septembre, 2008 )

Qui sommes nous ?

Description

Présentation, histoire et objectifs: 

l’Association Nationale de Jeunes, Rassemblement Actions Jeunesse (RAJ) est créée par un groupe de jeunes,elle a été agréée le 16 mars 1993 sous le numéro 15 par le ministère de l’intérieur de l’Algérie. 

  • RAJ est une association socioculturelle qui as comme principal objectif la sensibilisation et la mobilisation des jeunes aux problèmes sociaux, ainsi que la promotion de toute activités culturelles et des droits de l’homme. 

RAJ a pour mission de regrouper et de permettre l’expression de toutes celles et tous ceux, jeunes d’Algérie qui refusent la fatalité du chômage, du désoeuvrement, source pour beaucoup d’entre nous de désespoir, d’exclusion et de rêves illusoires du « mieux ailleurs » avancé.

  • RAJ a également comme souci, la sensibilisation des jeunes sur l’importance de droits de l’homme, de la citoyenneté et de la solidarité. D’autre par il est nécessaire aujourd’hui de construire un mouvement associatif fort, qui assumerait son rôle concrètement dans la société civile, en tant que force de proposition et de mobilisation. 
  • PRINCIPALES ACTIVITES ET INITIATIVES DU RAJ 

    Chaque année depuis 1993, le RAJ organise les activités suivantes à travers les comités locaux et universitaires du RAJ représentés à l’échelle national :

  • 1.   La célébration de la journée Internationale des droits de l’homme
  • 2.   La célébration de la journée Internationale de la femme
  • 3.   La célébration de la journée Internationale de la liberté de la presse
  • 4.   Compagne de sensibilisation des lycéens sur leurs devoirs et leurs droit, ainsi sur le CIDA, la toxicomanie et les droits de l’homme ainsi que le système éducatif
  • 5.   Festival d’octobre (commémoration des évènements de 05 octobre 1988).
  • 6.   Compagnes de sensibilisation sur les droits de l’homme 

     

     

    Et cela en organisant plusieurs  activités telles que :·     

  • Diverses expositions
  • ·Concours culturels
  • ·Conférences débats, Tables rendes et Séminaires sur la citoyenneté, droit civils, civique, économiques, culturels et politiques, la jeunesse et la politique et le changement d’élites,les libertés individuelles et collectives, la paix, justice transitoire, mouvement sociaux, droit de la femme et des enfants …)
  • ·Rencontre des lycéens
  • ·Camp de jeunes
  • ·Universités d’étés
  • ·Galas artistiques  Aussi RAJ organise :
  • ·Exposition de jeunes (tout arts confondus)
  • · Organisation de concerts :
  • promotion pour des jeunes artistes sans moyens. 
  •            ·Tournée dans les hôpitaux pour enfants (animation, dons de livre, séances de lecture …)
  •             ·Tournée théâtrale dans les différentes régions du pays
  •          · Opérations de dons de ventoline pour asthmatiques et de l’insuline pour diabétiques
  •             · Formation gratuite.
  •             · RAJ a mené une compagne nationale sur la paix en Algérie (en 1995) avec une pétition nationale (20.000 signatures) et un grand rassemblement concert pour la paix (10.000 personnes).
  •             · Les membres du RAJ ont fait 13 jours de grève de la faim pour le respect des libertés démocratiques et contre le refus des autorités aux RAJ d’organiser son 4eme festival sur les événements d’octobre 1988.
  •             · Des sit-in de protestations à Alger contre les violations des droits de l’homme et l’interdiction des conférences du RAJ sur les droits de l’homme en 1995 et en 1997.
  •              · Participation du RAJ en 1996 au collectif pour la libération de plusieurs journalistes emprisonnés.
  •              · Rassemblements pour la refonte du système éducatif devant le ministère de l’éducation
  •            ·En 1997 : Tenir un Rassemblement interdit devant l’Assemblé Populaire Nationale (APN) a Alger pour revendiquer que le 5 octobre, soit une journée nationale et officielle pour la démocratie. (Depuis 2001, tout rassemblement est interdit à la capitale Alger)
  •               ·Rassemblement le 29 juin 1995 devant le siège de l’ONU A Alger pour protester contre le génocide et soutenir le peuple bosniaque.·      Echanges internationaux
  •                ·Obtention d’un pris pour les droits de l’homme a BREMAN (Almagne) en 1998
  •                 ·Invitation les six candidats aux élection présidentielle algérienne en 1999 au forum du RAJ.
  •              · Publication du journal de l’association (VIE-RAJ) :

§ Spéciale droits de l’homme § Spéciale droits de la femme Spéciale droits de l’enfant§ Spéciale octobre 1988 § Spéciale paix aujourd’hui, droits pour toujours

 

Publié dans par
(1) Commentaire
( 5 septembre, 2008 )

Description : Présentation, histoire et objectifs

l’Association Nationale de Jeunes, Rassemblement Actions Jeunesse (RAJ) est créée par un groupe de jeunes,elle a été agréée le 16 mars 1993 sous le numéro 15 par le ministère de l’intérieur de l’Algérie. 

  • RAJ est une association socioculturelle qui as comme principal objectif la sensibilisation et la mobilisation des jeunes aux problèmes sociaux, ainsi que la promotion de toute activités culturelles et des droits de l’homme. 

RAJ a pour mission de regrouper et de permettre l’expression de toutes celles et tous ceux, jeunes d’Algérie qui refusent la fatalité du chômage, du désoeuvrement, source pour beaucoup d’entre nous de désespoir, d’exclusion et de rêves illusoires du « mieux ailleurs » avancé.

  • RAJ a également comme souci, la sensibilisation des jeunes sur l’importance de droits de l’homme, de la citoyenneté et de la solidarité. D’autre par il est nécessaire aujourd’hui de construire un mouvement associatif fort, qui assumerait son rôle concrètement dans la société civile, en tant que force de proposition et de mobilisation. 
  • PRINCIPALES ACTIVITES ET INITIATIVES DU RAJ 

    Chaque année depuis 1993, le RAJ organise les activités suivantes à travers les comités locaux et universitaires du RAJ représentés à l’échelle national :

  • 1.   La célébration de la journée Internationale des droits de l’homme
  • 2.   La célébration de la journée Internationale de la femme
  • 3.   La célébration de la journée Internationale de la liberté de la presse
  • 4.   Compagne de sensibilisation des lycéens sur leurs devoirs et leurs droit, ainsi sur le CIDA, la toxicomanie et les droits de l’homme ainsi que le système éducatif
  • 5.   Festival d’octobre (commémoration des évènements de 05 octobre 1988).
  • 6.   Compagnes de sensibilisation sur les droits de l’homme 

     

     

    Et cela en organisant plusieurs  activités telles que :·     

  • Diverses expositions
  • ·Concours culturels
  • ·Conférences débats, Tables rendes et Séminaires sur la citoyenneté, droit civils, civique, économiques, culturels et politiques, la jeunesse et la politique et le changement d’élites,les libertés individuelles et collectives, la paix, justice transitoire, mouvement sociaux, droit de la femme et des enfants …)
  • ·Rencontre des lycéens
  • ·Camp de jeunes
  • ·Universités d’étés
  • ·Galas artistiques  Aussi RAJ organise :
  • ·Exposition de jeunes (tout arts confondus)
  • · Organisation de concerts :
  • promotion pour des jeunes artistes sans moyens. 
  •            ·Tournée dans les hôpitaux pour enfants (animation, dons de livre, séances de lecture …)
  •             ·Tournée théâtrale dans les différentes régions du pays
  •          · Opérations de dons de ventoline pour asthmatiques et de l’insuline pour diabétiques
  •             · Formation gratuite.
  •             · RAJ a mené une compagne nationale sur la paix en Algérie (en 1995) avec une pétition nationale (20.000 signatures) et un grand rassemblement concert pour la paix (10.000 personnes).
  •             · Les membres du RAJ ont fait 13 jours de grève de la faim pour le respect des libertés démocratiques et contre le refus des autorités aux RAJ d’organiser son 4eme festival sur les événements d’octobre 1988.
  •             · Des sit-in de protestations à Alger contre les violations des droits de l’homme et l’interdiction des conférences du RAJ sur les droits de l’homme en 1995 et en 1997.
  •              · Participation du RAJ en 1996 au collectif pour la libération de plusieurs journalistes emprisonnés.
  •              · Rassemblements pour la refonte du système éducatif devant le ministère de l’éducation
  •            ·En 1997 : Tenir un Rassemblement interdit devant l’Assemblé Populaire Nationale (APN) a Alger pour revendiquer que le 5 octobre, soit une journée nationale et officielle pour la démocratie. (Depuis 2001, tout rassemblement est interdit à la capitale Alger)
  •               ·Rassemblement le 29 juin 1995 devant le siège de l’ONU A Alger pour protester contre le génocide et soutenir le peuple bosniaque.·      Echanges internationaux
  •                ·Obtention d’un pris pour les droits de l’homme a BREMAN (Almagne) en 1998
  •                 ·Invitation les six candidats aux élection présidentielle algérienne en 1999 au forum du RAJ.
  •              · Publication du journal de l’association (VIE-RAJ) :

§ Spéciale droits de l’homme § Spéciale droits de la femme Spéciale droits de l’enfant§ Spéciale octobre 1988 § Spéciale paix aujourd’hui, droits pour toujours

( 5 septembre, 2008 )

Hakim Addad. Secrétaire général de Rassemblement Actions Jeunesse (RAJ

 Les jeunes croient moins au changement pacifique »  Hakim Addad. Secrétaire général de Rassemblement Actions Jeunesse (RAJ e907f68bf77b190c10766ab96d659da1
 Le Raj compte-t-il reprendre ses activités ?
 Il n’a jamais cessé ses activités. Les comités des villes et universités sont organisés régulièrement, notamment au centre et à l’est du pays. Principalement dans les universités. Il est vrai que le manque de moyens financiers et les graves restrictions aux droits de réunion ont quelque peu freiné l’organisation de grandes manifestations, mais nous sommes toujours là.
 L’association RAJ est née dans le sillage des événements d’octobre 88. qu’est-il resté de l’esprit d’octobre ?
 Beaucoup ne se souviennent plus de ces évènements qui ont failli changer l’Algérie. Les années de braise ont fait passer au second plan les acquis d’octobre. Par la politique, toujours en place, les espoirs nés d’après octobre 88 se sont, pour beaucoup, transformés en désenchantements. Cela étant, il reste quelques inconditionnels, tels que les « en-RAJ-és » qui continuent d’essayer, bon an mal an, sans revenir sur toutes les difficultés rencontrées, pour que le sillon tracé en octobre 88 continue d’exister. Nous sommes à la veille du 20e anniversaire, nous lançons un appel notamment à la presse pour que le mois d’octobre prochain soit une date de recueillement et de reconnaissance en mémoire de ceux qui nous ont permis, par leur lutte, d’exister aujourd’hui et de crier à ceux qui gouvernent le pays aujourd’hui que l’esprit d’octobre est encore là.
 On a l’impression que le mouvement associatif s’est quelque peu essoufflé, cela s’en ressent-il au RAj ?
 Rien qu’en adhérant à l’association, ils démontrent, si ce n’est l’espoir, au moins une volonté de changement. Les jeunes, en général, croient moins à la classe politique et, malheureusement, au changement pacifique. Le Raj essaye d’être à contre-courant de cet état d’esprit. Aujourd’hui, on adhère de moins en moins à tout ce qui est politique et associatif, au Raj ou ailleurs. Il y a néanmoins une demande en particulier dans le milieu estudiantin. Je dois dire qu’il faut tirer chapeau à ces jeunes qui adhérent encore aux associations. Pour des raisons politiques, sécuritaires et sociales, il n’est pas facile de s’engager dans des mouvements associatifs. Ce sont des personnes qui n’ont pas choisi l’individualisme.
 Quel regard portez-vous sur la jeunesse ?
 C’est un regard de désolation de voir où l’a menée la politique ou « non-politique » du système actuel. Ces jeunes qui ont montré, au début des années 2000, leur s torses sur lesquels ils avaient inscrit : « Tirez-moi dessus, je suis déjà mort », ou ceux qui traversent les mers à leurs risques et périls prouvent, si besoin est, l’échec des politiques menées jusque-là, et ce malgré des caisses pleines. Il faut, à mon avis, saluer les jeunes algériens, qui malgré les difficultés, font de leur mieux pour aller de l’avant et beaucoup y arrivent, qu’importe les voies et moyens.
 Il y a aujourd’hui « deux jeunesses » et le fossé se creuse davantage, comment expliquez-vous ce clivage ?
 Il y a d’abord un fossé géographique. Les uns ne connaissent pas les autres mais, dans le même temps, ils sont sur le même bateau. Leurs rêves sont les identiques : un avenir un tant soit peu meilleur de préférence dans leur pays. Lorsque des jeunes passent en voiture à vive allure, c’est aussi l’expression d’une forme de violence, même si, dit-on, c’est le propre de la jeunesse que d’adopter ce genre de comportement. Certes, la frustration génère la violence, mais une émeute nationale ne profitera à personne. Je ne pense pas qu’il faille montrer du doigt cette catégorie qui se pavane dans de grosses bagnoles. A mon avis, il faut aller vers eux, les sensibiliser et travailler ensemble pour des lendemains meilleurs. La déliquescence de toute la société, notamment l’école et la famille, et l’absence de référent font que la société flotte. Il n’y a rien à quoi ils peuvent s’accrocher.
 Ressentez-vous notamment chez les adhérents de l’association une volonté de changer les choses ?
 La volonté est là mais pas les moyens de s’en sortir. Ils ont l’air d’avoir perdu le sens de l’effort. Il est nécessaire de combler le fossé entre ces deux classes de jeunes. A travers une politique d’investissement et de création d’emploi, on permettra un retour de confiance entre la population et ses responsables. Mais les jeunes aussi doivent se retrousser les manches. Il est inutile de passer son temps à se plaindre, aussi légitimes soient les doléances, ou de déclencher des émeutes dont, le plus souvent, ils payeront le tribut leurs familles et eux-mêmes. Il faut adopter des modes de revendication pacifiques et constructifs. 
Par Amel Blidi 

( 5 septembre, 2008 )

L’Algérie épinglée sur la question des femmes et de l’impunité

Ainsi, après dix-huit jours d’examen des rapports de 8 pays, dont l’Algérie, le comité contre la torture, dépendant du Haut commissariat aux droits de l’homme de Genève a achevé vendredi ses travaux, avec l’adoption de plusieurs observations et recommandations pour l’ensemble des pays, inscrits à l’ordre de cette 41e session et qui sont : l’Australie, la Suède, le Costa Rica, l’Indonésie, la Macédoine (ex-République yougoslave), la Zambie et l’Islande. L’Algérie, dont le rapport périodique (le 3e) a été examiné les 2 et 5 mai (avec 8 années de retard), s’est vue notifier une série d’observations sur de nombreux points, même si des « aspects positifs » ont été néanmoins relevés. Le comité s’est d’abord dit préoccupé par la définition « peu spécifique » du terrorisme en notant que ce dernier « ne devrait pas conduire à des interprétations permettant de réprimer, sous le couvert d’actes terroristes, l’expression légitime des droits consacrés par le Pacte relatif aux droits civils et politiques ». Dans ce cadre, il s’est déclaré « préoccupé » par le maintien de l’état d’urgence depuis 1992, mais également par « l’impunité dont bénéficient les groupes armés et les agents de l’Etat, de l’absence d’enquêtes s’agissant des 4000 à 7000 personnes disparues depuis les années 1990 ». A ce sujet, le comité, tout en prenant acte de la reconnaissance par l’Algérie de la disparition forcée de milliers de personnes, il note néanmoins que les chiffres avancés par le gouvernement dans le cadre du recensement des personnes disparues varient entre 4000 et 7000 personnes. De ce fait, il a réitéré son souhait que l’Algérie lui communique « dans les meilleurs délais » la liste des personnes disparues recensées.
Des milliers de femmes violées

En outre, le comité a exprimé son inquiétude face « aux violences, notamment les violences d’ordre sexuel, perpétrées contre des femmes pendant cette période et demeurées impunies ». Le comité a affirmé avoir reçu des informations faisant état de plusieurs milliers de cas de femmes victimes de viols par des membres des groupes armés en l’absence d’enquêtes, dont les dernières, les poursuites et les condamnations des auteurs pour motif de viol sont absentes, tout comme d’ailleurs il a constaté l’inexistence d’indemnisation et de réadaptation médicale, psychologique et sociale des victimes de ces actes. Tout en prenant note des révisions du code de procédure pénale, le comité a par ailleurs exprimé son inquiétude face aux informations qu’il a reçues, « selon lesquelles la durée légale de la garde à vue (jusqu’à 12 jours) peut être prolongée dans les faits à plusieurs reprises ». De même qu’il s’est dit « inquiet » à propos des « allégations faisant état de l’existence de centres secrets de détention qui échapperaient au contrôle judiciaire, et de l’absence d’informations indiquant que l’autorité judiciaire compétente ait pris des mesures visant à enquêter sur ces allégations ». A propos de la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’homme (CNCPPDH), le comité a estimé préoccupant le manque d’informations disponibles concernant les travaux de cet organisme, et le fait que les membres de ce dernier soient désignés par décret présidentiel. Le comité a déclaré avoir « pris note » que l’ordonnance nº06-01 portant mise en œuvre de la charte pour la paix et la réconciliation nationale prévoit une amnistie pour les membres des groupes armés et les agents de l’Etat.
Des dispositions non conformes

Pour ce qui est des membres des groupes armés qui ont bénéficié de l’extinction des poursuites ou d’une diminution de peine, le comité a estimé que « ces dispositions ne sont pas conformes à l’obligation de tout Etat partie de procéder à une enquête impartiale chaque fois qu’il y a des motifs raisonnables de croire qu’un acte de torture a été commis sur tout le territoire de sa juridiction, de poursuivre les auteurs de ces actes et d’indemniser les victimes ». Face à cette situation, le comité a appelé l’Algérie à collaborer avec les procédures spéciales du Conseil des droits de l’homme et à autoriser la visite du rapporteur spécial sur la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, celle du rapporteur spécial sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires, celle du groupe de travail sur les disparitions forcées ou involontaires, et celle du rapporteur spécial sur la promotion et la protection des droits de l’homme et des libertés fondamentales dans la lutte antiterroriste. Le comité a en outre relevé des aspects positifs dans le troisième rapport de l’Algérie, examiné lors de cette session. Il s’agit de l’introduction au code pénal de la criminalisation de la torture, la signature de la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées et le moratoire sur la peine de mort déclaré dans l’Etat partie depuis 1993. Le comité s’est déclaré également « réjoui » de l’engagement de l’Algérie pour la « réconciliation nationale ainsi que des déclarations selon lesquelles elle entend continuer à améliorer la promotion et la protection des droits de l’homme ». A signaler enfin que l’Algérie doit présenter au comité son quatrième rapport au plus tard en juin 2012.

Salima Tlemçani

( 5 septembre, 2008 )

RAJ : « Le rôle de la jeunesse dans la construction démocratique »

Dans le cadre de la célébration du 46ème anniversaire de l’Indépendance et de la Journée nationale de la Jeunesse qui se déroule le 5 juillet de chaque année, le comité d’Aït Smaïl de l’association nationale de jeunes Rassemblement Actions Jeunesse (RAJ) a organisé jeudi 3 juillet 2008 une conférence débat sur « le rôle de la jeunesse dans la construction démocratique », introduite par monsieur Djamel BAHLOUL, enseignant en droit à l’université de Béjaia.
Le conférencier a d’abord proposé un aperçu du rôle que la jeunesse a joué durant le mouvement national de libération. « On ne peut pas parler de la jeunesse algérienne sans la situer dans le temps, notamment la période coloniale, durant laquelle le peuple algérien et maghrébin en général était dépossédé de ses droits les plus élémentaires, et où cette population juvénile a pris courageusement les devants pour sortir le mouvement national de l’impasse : c’est d’abord elle qui a déclenché et encadré une révolution portée par les valeurs modernes de liberté, de démocratie et de défense des droits de la personne humaine, forçant l’admiration, suscitant dans le monde l’espoir d’un ordre nouveau qui libère l’homme de toute les formes d’asservissement et lui restitue sa liberté », a déclaré le conférencier.
Djamel BAHLOUL a ensuite évoqué les sacrifices de cette population juvénile après l’Indépendance : pour la démocratisation de l’Algérie durant les évènements du printemps berbère en avril 1980 puis au cours des évènements du 5 octobre 1988 qui ont poussé le régime à accepter le pluralisme politique et médiatique, pluralisme consacré par la nouvelle constitution entérinée par un référendum juste après les événements.
Malheureusement, a-t-il ajouté, contrairement aux dirigeants des pays occidentaux qui portent intérêt à ce potentiel humain, comme en témoignent leur prise de mesures concrètes pour la protection des jeunes ou leur donnant les moyens de s’organiser et de se préparer à prendre le destin et l’avenir de leurs pays en main, l’élite dirigeante de l’Algérie ignore ce potentiel humain qui a la capacité de participer pleinement au développement de son pays. Les élites algériennes ont préféré privilégier le développement de richesses rentables qui disparaissent, au détriment de la richesse humaine génératrice et créatrice de moyens de long terme, à même de contribuer à l’essor de la nation.
Cette population juvénile, majoritaire démographiquement mais minoritaire en termes de représentativité, qui représente plus de 70% de la population, vit ainsi dans l’impasse, sans avenir, sans perspectives et sans protection sociale. Chômage, dégradation du pouvoir d’achat, déperdition scolaire et analphabétisme chronique, éclatement de la cellule familiale, mal vie, corruption, bureaucratie, l’injustice sociale… Tous ces fléaux qui atteignent la jeunesse algérienne sont dus à l’absence de politique de prise en charge par les gouvernants. Les jeunes, eux, ne croient plus aux discours populistes électoralistes et à l’égalité de chances. Chez eux, le sentiment de l’injustice s’est étendu.
Les jeunes, lycéens, étudiants, chômeurs, travailleurs n’ont trouvé de ce fait que la rue pour exprimer leurs ras-le-bol. La réaction fréquente du pouvoir : réprimer et tabasser… comme lors des événements d’avril 1980, ou le 5 octobre 1988, ou lors du mouvement citoyen de 2001 et d‘autres mouvements de protestation encore aux quatre coins du pays, évènements au cours desquels les jeunes Algériens ont envahi les rues dans les différentes régions d’un pays SOLIDAIRE ET UNANIME pour revendiquer avec eux la justice, crier haut et fort le refus des inégalités, exprimer le ras-le-bol du mépris et des privilèges partagés par une minorité, protester contre l’absence des libertés.
Face a cette situation explosive, le pouvoir n’a pas essayé de faire un diagnostic, ni d’en chercher les causes ou de s’attaquer aux problèmes à la racine. Il a opté au contraire pour des réformes de pure forme, mal conçues, mal expliquées et rejetées par une population qui a besoin des réformes de fond, faites dans la démocratie et le respect des libertés, de toute les libertés.
Ce marasme social a poussé les jeunes à la dérive, vers la débauche, la drogue, ou à embrasser le suicide sous formes des phénomènes de HARRAGA et de KAMIKAZES.
Ces dernières années, le phénomène de l’émigration clandestine et de ses harraga a pris de l’ampleur dans les pays africains. Les chroniques à la une des journaux rapportent en continu la fin souvent tragique de ces candidats à l’émigration clandestine vers l’Europe.
Ces jeunes désespérés tentent, souvent au péril de leur vie, de rejoindre l’autre rive en espérant à un avenir meilleur… alors que l’Algérie dispose chez elle de toutes les richesses pour vaincre la pauvreté et offrir ainsi un cadre de vie digne à ses enfants.
Il ne se passe pas une semaine sans que les flots ne rejettent le long des côtes algériennes des cadavres de candidats à l’émigration noyés dans les eaux de l’Atlantique et de la Méditerranée, tandis que des centaines d’autres sont sauvés par les forces navales.
Des chiffres font peur :
En 2006, quelques 7000 émigrants clandestins africains de divers pays seraient morts durant leurs tentatives de joindre l’Occident (source : sene web et ALCEC).
L’archipel espagnol des Canaries a reçu au total, depuis le début de l’année, quelque 19 000 immigrés clandestins, soit quatre fois plus que durant toute l’année dernière (4750). Ce chiffre ne tient pas compte des cadavres retrouvés ou disparus à la suite des naufrages.
En Algérie, de janvier à septembre 2007, 1518 candidats à l`émigration clandestine ont été sauvées par les forces navales (source : gardes-côtes algériens).
Selon l’enquête faite par la Ligue Algérienne pour la Défense des Droits de l’Homme (LADDH), des milliers de jeunes HARRAGA réchappés de la mort soufrent dans des centres de d’internement en Libye ou dans des prisons tunisiennes qui font le sale boulot au profil de l’Union Européenne. Des centaines de familles n’ont plus de nouvelles de leurs enfants disparus.
Malheureusement, l’Algérie a participé dans ce sale boubou en créant elle aussi des centres d’internement pour les immigrants subsahariens.
Faut-il rappeler que du point de vu du droit international, ce qui est criminel, ce n’est pas le fait pour un individu d’émigrer, c’est le fait pour une autorité publique de tenter de l’en empêcher. La déclaration universelle des droits de l’homme proclame en effet le « droit de quitter tout pays, y compris le sien ».
Aussi une frange la plus marginalisée et la plus sensible de la jeunesse a vu dans l’islamisme intégriste un moyen pour contester l’hégémonie de l’élite dirigeante et de lui disputer le contrôle qu’elle exerce sur les ressources économiques. Cela a poussé ces jeunes à être manipulés, à accepter de devenir des bombes, des kamikazes qui se font exploser et emmènent avec eux des vies innocentes.
Les retombées négatives de cette donne socioéconomique et politique sur le développement d’une société complète ont paralysé la jeunesse entière, cette jeunesse majoritaire démographiquement et minoritaire en termes de représentativité. Cette jeunesse dont on constate l’éloignement de l’exercice politique, la baisse des adhésions dans les organisations, associations, syndicats et partis, ainsi que la forte abstention aux élections.
En conclusion, le conférencier a interpellé les jeunes : « Notre conscience à nous tous est interpellée. La situation actuelle nous impose à nous, cette génération poste-Indépendance mûrissant aux côtés de nos aînés encore vivants, de ne pas rester les bras croisés, de prendre conscience des évènements, du temps de l’histoire, de nous impliquer avec nos idées et de les transformer en actions sur le terrain, donc de militer.
Militer pour la démocratie et pour les droits de l’homme est un devoir qui s’impose à nous de lui-même. En ce domaine, à chacun son idéologie, sa manière et sa pédagogie ! Mais il faut s’impliquer dans le champ politique, ce qui veut dire adhérer dans des associations de jeunes, de femmes, des syndicats ou des partis politiques, afin de proposer et d’imposer aux gouvernants actuels des réformes qui répondent aux aspirations de cette population juvénile et lui permettent de jouer son rôle dans le développement durable de leur nation. »
FERSAOUI A/LOUHAB

( 5 septembre, 2008 )

Communiqué du RAJ sur le FSM

 Alger le 27 Juillet 2008 

 

 

Communiqué du RAJ       

       Dans le cadre de ses activités internationales, l’association RAJ (Rassemblement –Actions Jeunesse) a participée avec une importante délégation au premier Forum Social Maghrébin qui s’est déroulé du 24 au 26 Juillet dans la ville de Al Jadida au Maroc.

 

    Le RAJ se félicite de la réussite de se premier forum qui a vu le regroupement de plusieurs associations Nord Africaine ainsi que de certaines associations et ONG Européenne.

 

          A l’heure de la commémoration du cinquantenaire de la déclaration de Tanger, il était primordial pour nous au RAJ et pour nos autres partenaires réunis à ce forum de faire le bilan et surtout de tracer les perspectives pour la construction du grand Maghreb Démocratique des Peuples, rêve que nos aînés ont fait et qui reste d’actualité, aujourd’hui plus que jamais. 

         Lors des travaux , plusieurs ateliers et conférences débats ont étais organisés portants sur des thèmes tels que ; les Droits Humains –

La Citoyenneté- La Démocratie- les Jeunes-les Femmes- l’Environnement-les Mouvements Sociaux- Culture et Médias- Migrations ….etc.

 

          En soutien aux différents mouvements sociaux qui se déroulent au Maghreb dont le mouvement des professeurs vacataires en Algérie, les participants au forum ont organisés un rassemblement le 26/7 à l’entrée de l’université de la ville Al Jadida. 

          En clôture de ce premier forum, les participants ont adoptés la charte des Peuples du Maghreb et ont choisis
la Mauritanie comme prochain pays devant accueillir le deuxième forum Social Maghrébin.    
 

 

         

                Association Nationale de Jeunes

      R-A-J 

 

 

  

  E-MAIL/ raj.algerie@gmail.com

( 5 septembre, 2008 )

Raj Algerie Présentation

Description

Présentation, histoire et objectifs: 

l’Association Nationale de Jeunes, Rassemblement Actions Jeunesse (RAJ) est créée par un groupe de jeunes,elle a été agréée le 16 mars 1993 sous le numéro 15 par le ministère de l’intérieur de l’Algérie. 

  • RAJ est une association socioculturelle qui as comme principal objectif la sensibilisation et la mobilisation des jeunes aux problèmes sociaux, ainsi que la promotion de toute activités culturelles et des droits de l’homme. 

RAJ a pour mission de regrouper et de permettre l’expression de toutes celles et tous ceux, jeunes d’Algérie qui refusent la fatalité du chômage, du désoeuvrement, source pour beaucoup d’entre nous de désespoir, d’exclusion et de rêves illusoires du « mieux ailleurs » avancé.

  • RAJ a également comme souci, la sensibilisation des jeunes sur l’importance de droits de l’homme, de la citoyenneté et de la solidarité. D’autre par il est nécessaire aujourd’hui de construire un mouvement associatif fort, qui assumerait son rôle concrètement dans la société civile, en tant que force de proposition et de mobilisation. 
  • PRINCIPALES ACTIVITES ET INITIATIVES DU RAJ 

    Chaque année depuis 1993, le RAJ organise les activités suivantes à travers les comités locaux et universitaires du RAJ représentés à l’échelle national :

  • 1.   La célébration de la journée Internationale des droits de l’homme
  • 2.   La célébration de la journée Internationale de la femme
  • 3.   La célébration de la journée Internationale de la liberté de la presse
  • 4.   Compagne de sensibilisation des lycéens sur leurs devoirs et leurs droit, ainsi sur le CIDA, la toxicomanie et les droits de l’homme ainsi que le système éducatif
  • 5.   Festival d’octobre (commémoration des évènements de 05 octobre 1988).
  • 6.   Compagnes de sensibilisation sur les droits de l’homme 

     

     

    Et cela en organisant plusieurs  activités telles que :·     

  • Diverses expositions
  • ·Concours culturels
  • ·Conférences débats, Tables rendes et Séminaires sur la citoyenneté, droit civils, civique, économiques, culturels et politiques, la jeunesse et la politique et le changement d’élites,les libertés individuelles et collectives, la paix, justice transitoire, mouvement sociaux, droit de la femme et des enfants …)
  • ·Rencontre des lycéens
  • ·Camp de jeunes
  • ·Universités d’étés
  • ·Galas artistiques  Aussi RAJ organise :
  • ·Exposition de jeunes (tout arts confondus)
  • · Organisation de concerts :
  • promotion pour des jeunes artistes sans moyens. 
  •            ·Tournée dans les hôpitaux pour enfants (animation, dons de livre, séances de lecture …)
  •             ·Tournée théâtrale dans les différentes régions du pays
  •          · Opérations de dons de ventoline pour asthmatiques et de l’insuline pour diabétiques
  •             · Formation gratuite.
  •             · RAJ a mené une compagne nationale sur la paix en Algérie (en 1995) avec une pétition nationale (20.000 signatures) et un grand rassemblement concert pour la paix (10.000 personnes).
  •             · Les membres du RAJ ont fait 13 jours de grève de la faim pour le respect des libertés démocratiques et contre le refus des autorités aux RAJ d’organiser son 4eme festival sur les événements d’octobre 1988.
  •             · Des sit-in de protestations à Alger contre les violations des droits de l’homme et l’interdiction des conférences du RAJ sur les droits de l’homme en 1995 et en 1997.
  •              · Participation du RAJ en 1996 au collectif pour la libération de plusieurs journalistes emprisonnés.
  •              · Rassemblements pour la refonte du système éducatif devant le ministère de l’éducation
  •            ·En 1997 : Tenir un Rassemblement interdit devant l’Assemblé Populaire Nationale (APN) a Alger pour revendiquer que le 5 octobre, soit une journée nationale et officielle pour la démocratie. (Depuis 2001, tout rassemblement est interdit à la capitale Alger)
  •               ·Rassemblement le 29 juin 1995 devant le siège de l’ONU A Alger pour protester contre le génocide et soutenir le peuple bosniaque.·      Echanges internationaux
  •                ·Obtention d’un pris pour les droits de l’homme a BREMAN (Almagne) en 1998
  •                 ·Invitation les six candidats aux élection présidentielle algérienne en 1999 au forum du RAJ.
  •              · Publication du journal de l’association (VIE-RAJ) :

§ Spéciale droits de l’homme § Spéciale droits de la femme Spéciale droits de l’enfant§ Spéciale octobre 1988 § Spéciale paix aujourd’hui, droits pour toujours

 

12345
« Page Précédente
|