( 6 octobre, 2009 )

قوات الأمن حاصرت الشباب والطلبة دون وقوع صدامات

Quotidien El Khabar, Mardi 06 Octobre 2009

Par : Othmane Lahiani
اعتصام بساحة الشهداء ومسيرة وسط العاصمة بمناسبة 5 أكتوبر

قوات الأمن حاصرت الشباب والطلبة دون وقوع صدامات ctobre-elkhabar img-ombre-haut-droit
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 شهدت ساحة الشهداء، أمس، اعتصاما شبانيا نظمته جمعية  »راج » في الذكرى الـ21 لأحداث الثامن أكتوبر 1988، حضره عشرات الطلبة الجامعيين ومناضلون في أحزاب سياسية، بينهم النائب السابقة في البرلمان عن جبهة القوى الاشتراكية دليلة طالب، ومسؤول جمعية المختطفين من طرف الجماعات الإرهابية، غير معتمدة، ومنظمات ضحايا الإرهاب إضافة إلى صحفيين، قبل أن يتحول الاعتصام إلى مسيرة إلى غاية البريد المركزي.
نظمت جمعية  »راج »، نهار أمس، بساحة الشهداء، وقفتها السنوية في ذكرى أحداث أكتوبر 1988، حيث تجمع مناضلوها وعشرات الطلبة الجامعيين أمام قبة الساحة. وتم وضع إكليل من الزهور وقراءة الفاتحة والوقوف دقيقة صمت ترحما على  »ضحايا أحداث أكتوبر 1988 وشهداء الديمقراطية ». ورفع المشاركون في الوقفة شعارات تطالب برحيل النظام الحالي وتكريس الديمقراطية وتوسيع الحريات السياسية والمدنية، ووقف المضايقات ضد النقابات المستقلة والعدالة الثقافية، وإقرار حقوق ضحايا هذه الأحداث.
وقرأ رئيس الجمعية بيانا أكد فيه التزام  »راج  » بالعمل على إحياء الذكرى السنوية لضحايا وشهداء أحداث أكتوبر، ومواصلة النضال رغم المضايقات التي تقوم بها السلطة ضد الفعاليات الديمقراطية. ودعا الأحزاب السياسية الديمقراطية والنقابات المستقلة والجمعيات الناشطة في مجال حقوق الإنسان إلى الوفاء للتضحيات التي قدمها الجزائريون على مر العقدين الماضيين لتكريس حرية التعبير والديمقراطية والحريات الأساسية، مشيرا إلى أن استحضار السلطة لذات الممارسات التي كانت تقوم بها قبل أحداث أكتوبر 1988 من قمع الحريات ومنع التجمع والمسيرات في العاصمة واستعمال العصا بدلا من الحوار  »ينذر بتسونامي عنيف وغضب شعبي قادم قد ينفجر في أي وقت ».
وسيطر الارتباك على موقف السلطات ومسؤولي الأمن الذين حضروا إلى المكان على وجه السرعة، كون التجمع كان دون إشعار مسبق، ودفعوا بعدد قليل من عناصر الأمن إلى إخلاء المكان وتفريق المعتصمين وعشرات الفضوليين، وإخراج قياديي جمعية  »راج  » من قبة ساحة الشهداء ونزع الشعارات التي ألصقت بأعمدة القبة، قبل أن يقرر منظمو التجمع التحول إلى تنظيم مسيرة عبر شارع باب عزون المؤدي إلى المسرح الوطني ثم إلى شارع عبان رمضان مرورا بمقر البرلمان إلى غاية البريد المركزي، حيث حاصرت الشرطة المشاركين في المسيرة التي انتهت دون صدامات أو احتكاكات عنيفة مع الشرطة. وتعد هذه المسيرة الثانية في العاصمة، بعد مسيرة أحداث غزة، رغم حالة الحظر على المسيرات بالعاصمة.
وبدا واضحا غياب مناضلي وقيادات حزب جبهة القوى الاشتراكية وحزب التجمع من أجل الثقافة والديمقراطية عن التجمع، على عكس مشاركتهما في الوقفات التي كانت تنظم خلال السنوات الماضية.

( 5 octobre, 2009 )

21e anniversaire de l’automne démocratique : Quand le RAJ rallume la flamme d’Octobre

Quotidien El Watan : Dimanche 04 Octobre 2009 .

Par : Mustapha Benfodil

Comme chaque année, l’association Rassemblement action jeunesse (RAJ) tient à célébrer comme il se doit « l’intifada » fondatrice du 5 octobre 1988. Et pour ce 21e anniversaire des événements d’octobre, le RAJ ne déroge pas à la règle. Au menu : un séminaire de deux jours suivi d’un rassemblement, le jour J, à sahat Echouhada. Le séminaire en question, placé sous le thème « L’Octobre des libertés », a été étrenné hier par une conférence intitulée « Algérie : des disparitions forcées aux harraga ».
 

 
 

Le séminaire a été abrité par la Maison des syndicats, incrustée dans le quartier de La Glacière, près d’El Harrach, mis généreusement à la disposition de RAJ par la Coordination des syndicats libres, ceci dans un contexte de verrouillage systématique où, comme le souligne le leader de RAJ, Hakim Addad : « Il est de plus en plus difficile de trouver des espaces à Alger pour organiser ce type de rencontres. » Aux côtés de RAJ, des associations ont fait le déplacement pour marquer l’événement, notamment SOS Disparus et ses figures de proue dont Mme Fatiha Yous et Hassan Ferhati. On notera également la présence de représentants du mouvement associatif marocain, particulièrement l’association Action Jeunesse, la « jumelle » marocaine de RAJ, comme dira Hakim Addad. A souligner aussi la participation de la syndicaliste marocaine Fatna Afid de l’Organisation démocratique du travail (ODT). Cette première conférence donc a été donnée par le professeur Arezki Derguini, enseignant et chercheur à l’université de Sétif. Rectifiant quelque peu les termes de la problématique, son intervention se placera essentiellement sous le thème « Mouvements sociaux et action politique ».

Pour lui, les disparitions forcées « de la guerre civile ou de la lutte antiterroriste » et les « disparus de l’émigration illégale », autrement dit, les harraga, sont deux drames humains qui participent à la même tragédie, à savoir l’échec cuisant du pouvoir à dialoguer avec la société et, surtout, l’obstination du régime à configurer la société par le haut en vertu d’une vision profondément régalienne, autoritaire du pouvoir, au lieu que ce soit l’Etat qui soit l’émanation naturelle de la société suivant une mécanique démocratique. « Nous assistons à un conflit entre deux visions et deux projets : un projet qui considère que l’Etat doit être érigé par le haut et un autre qui estime que c’est à la société qu’il revient de construire l’Etat », souligne l’universitaire. Pour lui, il convient de distinguer entre la génération de la Révolution et la génération post-indépendance. « Le pouvoir est en train de passer progressivement des mains de la génération de la Révolution à la génération de l’indépendance », ajoute-t-il. A. Derguini diagnostique ainsi un conflit générationnel entre les deux conceptions suscitées. Et de préciser : « L’élite au pouvoir, particulièrement la hiérarchie militaire, s’accroche encore à cette idée que c’est l’Etat qui doit instruire et construire la société. » Sur la question des harraga, le conférencier avertit que « c’est l’une des prémices de la prochaine explosion sociale ». Et d’insister sur une thèse selon laquelle les mouvements sociaux ne sauraient triompher s’ils n’accordent une plus grande place au savoir qui, selon lui, doit vite prendre le relais de la rébellion spontanée. « Le savoir est la clé du changement. Il permet de concevoir un projet lucide et viable au lieu de se confiner dans des mouvements sans perspective », conclut-il.

« L’amnistie générale va consacrer l’impunité »

Hassan Ferhati de SOS Disparus emboîtera le pas au professeur Derguini pour brosser un tableau pour le moins poignant du drame des disparitions forcées en Algérie. D’abord, une question de sémantique. « Nous, on ne dit pas ‘mafqoudine’, ‘disparus’, on dit ‘makhtofine’, ‘kidnappés’, parce que nous, on sait qui a enlevé nos enfants. Ce sont les services de sécurité ! », assène-t-il d’emblée, avant de marteler : « Maranache habssine, on ne s’arrêtera pas ! Chaque mercredi, on tient nos rassemblements. Et ça, ça les fait fliper ! » Poursuivant son plaidoyer pour une reconnaissance sans ambages de la tragédie des disparitions forcées, Hassan Ferhati développera : « Ils nous disent qu’il faut tourner la page. Nous, on dit, non. Comment une mère peut-elle tirer un trait sur son fils ? On leur dit basta. La page de l’histoire de Algérie de 1988 à nos jours, le peuple doit la lire ». « Moi je veux comprendre : pourquoi ils ont pris mon frère ? Si c’est un terroriste, que la justice fasse son travail. J’irai moi-même en prison lui cracher sur la figure. On nous dit : prenez des indemnisations et qu’on n’en parle plus. Nous on dit ‘el moussaraha qabla el moussalaha’, la vérité avant la réconciliation. Nous, on a donné les noms, mais la justice n’a pas fait son travail. »

Le représentant de SOS Disparus déplore le fait que « le pouvoir joue sur les chiffres ». « Ils parlent de 6000 dossiers de disparus. Maître Ksentini parle de 7200 dossiers alors que dans son rapport de 2007, il avait recensé 14 400 cas. Nous, on dit qu’il y a 18 000 cas de disparition forcée en Algérie. » Et de prévenir que les familles de disparus ne vont pas se taire. « Cela nous vaut d’être persécutés aujourd’hui encore. Des mères de famille ont été tabassées dans la rue. Voilà la vérité : on n’a pas le droit de parler des disparitions forcées dans notre pays. » Dans la foulée, Hassan Ferhati dénonce par anticipation le projet d’amnistie générale dont maître Farouk Ksentini se fait le promoteur auprès de l’opinion. « La réconciliation nationale n’a rien apporté de bon. Maintenant, ils nous parlent d’amnistie générale pour consacrer l’impunité. Mais on n’a pas peur, on continuera à parler et à crier chaque mercredi : ‘atalgouna ouladna nadakhlou lediarna (relâchez nos enfants et nous rentrerons chez nous) ! », défie Hassan Ferhati. Le séminaire de RAJ se poursuivra aujourd’hui avec deux conférences : la première a pour thème « Le rôle de la culture dans l’éveil citoyen » qui sera animée par la cinéaste Habiba Djahnine et des activistes marocains. Quant à la seconde, elle sera consacrée à l’examen de la situation des mouvements sociaux au Maghreb. Et pour clore le tout en beauté, le lundi 5 octobre, un rassemblement aura lieu donc à la place des Martyrs. A la clé, un « happening » aux allures de « chahutage » citoyen. Un beau moment libertaire en perspective.

 

Mustapha Benfodil. 

( 1 octobre, 2009 )

Programme Préliminaire du séminaire du RAJ;

“L’Octobre des Libertés”

Commémoration du 21 ème anniversaire

                         1988-2009

Lieu ; Maison des Syndicats , Cité El-Oued Numero 2 – La Glacière .

( A coté de l’usine de gateaux REGAL ) ;

Samedi 03 Octobre 2009 :

13h00 : accueil des participants et invités

14h00 : Intervention d’Ouverture.

14h30 : conférence débat

 ”Algérie ; des disparitions forcés aux Harragas ”

Animée par :

·        Mr Derguini Militant , enseignant , chercheur

Dimanche 04 Octobre 2009 :

·        10h00 : Conférence débat 

            « Le rôle de la culture dans l’éveil citoyen ».

Animée par :

·                         Mr Mustapha Benfodil ; Journaliste, Auteur .

·                         Mme Habiba Djahnine;  Réalisatrice ,Ecrivaine.

.             Intervention d’un militant Marocain. 

12h30 : Déjeuner. 

14h30. conférence débat

«Les  mouvements sociaux au Maghreb ; état des lieux et perspectives ». 

Animée par :

·         Mme FATNA AFID syndicalistereprésentante de l’Organisation Démocratique du Travail (ODT) Syndicat Marocain .

·        Mme Maghraoui Amina ; présidente du comité femme du SNAPAP

·        Mr  Chahid Khalid représentant de l’Action Jeunesse du Maroc . Association de jeunes au Maroc.

18h00, clôture du séminaire.

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               Dimanche 05 2009 Octobre à la place des Martyrs –Sahat a Chouhada- à Alger

12h30 : Dans le cadre de la réapropriation de l’éspace public ;Rassemblement Pacifique du RAJ et ses Amis (es) .

             Interventions d’enRAJés (ées) , recueillement , dépot de gerbe de fleurs .

            ” Lectures sauvages” de Mr Benfodil et sa troupe .  

            Soyons nombreux (ses) , il y va de nos Libértés , de notre Devenir .

( 23 septembre, 2009 )

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( 23 septembre, 2009 )

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( 23 septembre, 2009 )

Association Nationale de Jeunes

Rassemblement Actions Jeunesse

RAJ

Comité Aït Smaïl

 L’association nationale de jeunes Rassemblement Actions Jeunesse (RAJ) comité d’Aït Smaïl a organisé le vendredi soir 18/09/2009 au niveau de la maison de jeunes sa quatrième édition du café des libertés pour thématique «  l’éducation ; état des lieu et perspectives dans la commune ». « Cette initiative s’inscrit dans la continuité des actions du RAJ, qui a comme principal objectif, la sensibilisation et la mobilisation des jeunes aux problèmes sociaux, ainsi que la promotion de toute activités culturelles, des droits de l’homme et citoyennes, aussi dans le souci de donner à la société, particulièrement les jeunes un espace public et de rencontres démocratiques pour débattre librement de questions d’actualité ».

Dans l’objectif de mieux orienter le débat, et d’enrichir la réflexion, l’association a invité les citoyens, les directeurs des écoles de la commune, les enseignants, les associations des parents d’élèves, deux inspecteurs de l’éducation, et tous le mouvement associatif ainsi que la maire.

La majorité des intervenants, ont rappelé qu’il est impossible de dissocier l’éducation au niveau de la commune avec la politique nationale de l’éducation jugée insuffisante et qui ne répond pas au normes et aux exigences de la société. Certains enseignants ont soulevé l’absences des conditions adéquates, qui permettent à l’enseignant de faire sans travail, tel que le manque des infrastructures de base, et les problèmes socioprofessionnels, sans oublier le marasme sociale, et la cherté de la vie qui empêche à la foi, les enseignants de faire leur devoir autan que éducateurs, les parents d’élèves de faire un suivi rigoureux à leurs enfants.

D’autres intervenants ont dénoncé la passivité de la société civile qualifiée démissionnaire, et individualiste dans la majorité des cas, en insistant sur le rôle cruciale et double tranchant de l’école de la rue et de l’environnement dans l’éducation.

A la fin, la majorité des interventions sont penchées que l’éducation est fondée sur un triple besoin à savoir ; la famille qui est la première cellule de l’enfant, l’école et la société (environnement). Dont il est indispensable de créer, renforcer et solidifier la relation entres ces trois composantes que chacune complète l’autre.

Sans oublier de signaler que la société ne peut pas s’échapper du phénomène de la mondialisation que il faut en profiter de ces avantages  et de se méfier de ses inconvénients.

Il est à rappeler que les thème à discuter dans ces rencontre sont arrêté à base des demandes des jeunes et les résultat des débats des rencontres précédentes, dont la première c’été un débat générale sur « être jeunes en Algérie ça veut dire quoi ? ». Convaincu que les jeunes sont des acteurs importants pour la construction démocratique et sociale et qu’ils constituent une force de proposition et de mobilisation, cette rencontre été une occasion à cette  population juvénile démographiquement majoritaire et minoritaire en matière prise de décision de s’exprimer en toute liberté sur leurs quotidien sans limiter le sujet de discussion.

 La deuxième a pour thématique « le rôle de l’action associatives dans le développement local », cette rencontre est pour objectif d’encourager et de redynamiser le mouvement associatif local qui représente un capital que nul qui peut contester ; il est un acteur incontournable dans tous le processus de développement local et régional, il peut jouer le rôle de médiation entre l’état et la population dans divers domaine, il est acteur important pour la construction démocratique et sociale dont il constitue une force de proposition et de mobilisation et il est souvent à l’origine d’un grand nombre d’initiatives où il participe à l’animation de la vie sociale et culturelle de la commune .

La mondialisation culturelle était le sujet de débat de la troisième édition. Partant du constat que notre société, particulièrement notre jeunesse est dominée par les moyens et les procédés les plus variés en visant à atteindre les couches sociales les plus diverses, pour jeter le trouble dans leur esprit, et les faire douter de leurs valeurs culturelles et civilisationnelles afin de mieux les contrôler et les assujettir, d’où elle est menacé par le formatage culturelle, cette jeunesse est souvent occidentalisée ou orientalisée  au détriment de notre culture, traditions, coutumes, valeurs et mode de vie ancestrales qui caractérisent notre société dont il faut préserver en faisant la différence entre la modernité et la tradition.

Durant toute les rencontres, la question de la passivité des cadre de la société (universitaires) qui ont un rôle important dans la société était souvent soulevée par les intervenants, a cet effet, le thème du prochain café des liberté sera sur le rôle des cadres dans la société.

Abdelouhab Fersaoui 

( 12 août, 2009 )

ATH SMAÏL

  RAJ organise la 2e édition du café des libertés

Le RAJ est une association qui a comme principal objectif la sensibilisation et la mobilisation des jeunes aux divers problèmes sociaux, ainsi que la promotion de toutes les activités culturelles, des droits de l’Homme en général et du citoyen en particulier. Étant donné que les jeunes et le mouvement associatif sont des acteurs importants pour la construction démocratique et sociale, ils constituent une force de proposition et de mobilisation et qui furent à l’origine d’un grand nombre d’initiatives. Conscient que le tissu associatif dispose d’un capital que nul ne peut le contester, il est un acteur incontournable dans tous les processus de développement local et régional ; il peut aussi jouer le rôle de médiation entre l’État et la population dans divers domaine. Consciente du rôle des associations dans la vie sociale et culturelle de la commune, soucieue d’encourager et de redynamiser le mouvement associatif local. Vu le caractère démographiquement majoritaire de la population juvénile algérienne, elle a besoin d’espaces publics et de rencontres démocratiques pour débattre librement de questions d’actualité. Le rassemblement action jeunesse (RAJ), comité d’Aït Smail a organisé la deuxième édition du «Café des Libertés» le vendredi passé et qui a eu pour thématique : « Quel rôle de l’action associative dans le développement local ? » Fersaoui Abdelouahab, président du comité RAJ d’Aït Smaïl et membre du conseil national de cette association dira : « L’objectif de ces rencontres et de lancer des débats entre jeunes et acteurs sociaux et ça dans l’unique objectif de se connaître et de se faire connaître, et aussi de partager les expériences et réflexions avec d’autres », dit-il

 Hafit Zaouche 

le Courier d’Algérie le 12/08/2009

( 30 juillet, 2009 )

La justice vient de rendre un jugement, qui ordonne la réintégration de Hakim Addad SG de RAJ, à son poste au niveau d’Algérie poste après que son licenciement dernier.

Nous vous transmettons, le message de Hakim Addad après cette décision.

Bien Cordialement.

 

Salam , Azul ,
Merci , Choukran, Tanamirt à tous,
J’ai, nous avons gagné une bataille et une guerre est faite de plusieurs batailles. Nous devons donc continuer à lutter. Des personnes injustement mises à l’écart, suspendues ou licenciées sont légions dans notre pays. Je leur dédie cette victoire même si tout n’est pas gagné. Il s’agit maintenant d’éxecuter cette décision de réintégration; décision qui, au passage, ne me donne pas les 10 mois de salaires non perçus. C’est aussi pour ses oubliés (es), pour leur donner courage (ou coup-RAJ) que j’ai mené cette bataille. C’est la nuit qu’il est beau de croire en la lumière dit un proverbe. Alors à nous et tous et toutes, soyons contents de cette première étape de la victoire qui en nous mobilisant,en ne cédant jamais en appelera d’autres.
Encore merci à celles et ceux qui m’ont sincèrement soutenu et un Salut particulier à Mr El Mouhtarem pour son effort de propagation de l’information, de la Libérté de lire et d’écrire.
Tahiyat Mounadhil .
Hakim Addad
PS/ Une hirondelle ne faisant pas le printemps , il n y a donc pas lieu de croire que cette décision du tribunal peut faire miroiter que la Justice est de retour , il en faut bien plus encore !!!.

( 22 juillet, 2009 )

L’engagement des jeunes aujourd’hui

article extrait de la publication « les cahiers de l’action » n°1 : « Des ressources pour l’engagement et la participation et des jeunes », édité par l’Injep en mars 2005

Jean-Claude Richez

Il y a dans le discours que tient notre société autour de l’engagement des jeunes un véritable paradoxe. D’un côté, le discours sur les jeunes qui ne veulent plus militer, qui ne s’engagent plus, qui refusent de prendre des responsabilités dans les associations, de l’autre, incontestablement une forte mobilisation des jeunes autour des sujets les plus variés, des JMJ [1] au mouvement altermondialiste [2] pour ne retenir que les deux formes les plus spectaculaires ces dernières années. C’est à la déconstruction de ce paradoxe que nous voudrions ici nous attacher.

Aujourd’hui, les jeunes s’engagent, mais autrement. Cette donnée nouvelle reste difficile à saisir, notamment parce que nous restons très largement prisonniers d’une conception de l’engagement qui privilégie, voire réduit, l’engagement à l’engagement politique et, de façon déjà plus accessoire, à l’engagement syndical et associatif au détriment d’autres formes d’engagement. Rappelons pour mémoire que s’engager, c’est se lier par une promesse ou une convention, et, qu’avant de s’engager en politique, on s’engageait dans l’armée… ou dans les ordres. Le mariage lui-même était considéré comme un engagement. On notera que cette confusion, généralisée en France, entre engagement politique et engagement en général, sur lequel nous ne portons par ailleurs aucun jugement de valeur, n’est pas valable dans d’autres pays et en particulier dans les pays anglo-saxons qui accordent une grande place au bénévolat, soit, au sens étymologique du terme, la recherche du bien commun. On pourrait au passage émettre comme hypothèse que précisément cette surdétermination [3] de la référence politique en France est la conséquence de notre organisation républicaine qui privilégie dans la recherche du bien commun le rôle de l’État.

Après avoir rendu compte de façon plus précise de la fin d’un certain type de militantisme, nous nous attacherons à décrire les formes nouvelles d’engagement des jeunes, puis à l’analyse de ce nouveau régime d’engagement des jeunes qui renvoie à de profondes transformations de notre société.

Sondages, enquêtes d’opinions donnent tous des résultats convergents, mettant en évidence la désaffection des jeunes par rapport aux formes classiques de l’engagement et en particulier à l’engagement politique. Pour mémoire, quelques chiffres tirés de ces travaux : pour la tranche des 13-17 ans, 85 % des jeunes interrogés s’intéressent peu ou ne s’intéressent pas à la politique, 78 % ne parlent jamais de politique en famille, 43 % ne se situent ni à droite, ni à gauche et 23 % refusent de se placer sur une échelle de classement politique, 59 % pensent que les hommes politiques disent tous la même chose et 82 % qu’en tout état de cause, les politiques ne sont pas à l’écoute des jeunes. Seulement 16 % envisagent de se mobiliser dans une association et 6 % d’adhérer à un parti. On notera cependant que, parallèlement, 72 % des jeunes pensent qu’il est utile de voter et que quand même 40 % pensent que le droit de vote est approprié pour permettre des changements positifs [4].

Tout le monde a par ailleurs en mémoire la très forte mobilisation des jeunes entre les deux tours des dernières élections présidentielles et une participation accrue au vote au deuxième tour, qui retombait d’ailleurs immédiatement pour les élections législatives (- 30 % entre le 2e tour des présidentielles et le 1er tour des législatives). Le désintérêt prononcé par rapport à l’engagement politique dans ses formes classiques n’est pas nécessairement désintérêt pour le politique.

Ces éléments sont à rapprocher d’autres phénomènes. Très spectaculaire, le mouvement altermondialiste, qui est essentiellement un mouvement de jeunes. Plus discrète, la multiplication des instances de participation des jeunes sous des dénominations variées et dans des logiques institutionnelles différentes qui depuis plusieurs années connaissent un succès jamais démenti : conseils de jeunes, conseils municipaux d’enfants et de jeunes, conseils départementaux de la jeunesse, conseils généraux de jeunes, conseils régionaux, conseils de la vie lycéenne, forums jeunes… Peu élevé est le nombre des jeunes qui se disent prêts à adhérer à une association, mais nombre d’entre elles constatent chaque jour la capacité qu’ont les jeunes à s’engager ponctuellement aussi bien dans des associations de fait à caractère très local qu’autour d’initiatives de structures plus lourdes.

Un certain nombre d’associations « émergeantes » dans le champ des mouvements de jeunesse et d’éducation populaire témoignent de cette vitalité, comme Animafac [5], l’AFEV, l’ANACEJ, les Petits Débrouillards, les juniors associations.

Le cas de l’AFEV est de ce point de vue exemplaire. Chaque année, elle mobilise près d’une dizaine de milliers d’étudiants pour des activités volontaires, sans par ailleurs parvenir à convertir cette capacité de mobilisation en autant d’adhésions à l’association. Nous sommes là en partie au cœur du débat : comment réintégrer du collectif dans une société de plus en plus individualiste ou, en plus savant, pour reprendre une proposition du sociologue Michel Wieviorka, « comment concilier ces trois aspects distinctifs que sont l’appartenance, la référence à une identité collective, la participation à la vie moderne et la construction de soi comme sujet de sa propre existence [6] ».

Toujours dans le même ordre d’idée, un certain nombre d’enquêtes mettent en évidence une forte demande de la part des jeunes, en termes de compréhension du monde dans lequel ils vivent, pour mieux comprendre les événements dont parle l’actualité, ainsi que pour débattre des problèmes de société qui les préoccupent. Bernard Roudet, chercheur à l’INJEP, souligne de son côté l’importance de l’engagement des jeunes dans la sphère culturelle et sportive, évolution d’ailleurs comparable à celle que l’on observe chez les adultes. « Jeunes et adultes, écrit-il, adhèrent aujourd’hui essentiellement à des associations de défense sportives et culturelles, tandis que l’appartenance à des associations de défense d’intérêts collectifs diminue. Le militantisme cède la place à d’autres formes de participation active, dont témoigne le développement de l’action bénévole. Marquée par le renforcement des valeurs d’individualisation, l’appartenance associative, qui d’ailleurs ne s’accroît plus en France depuis une dizaine d’années, apparaît davantage centrée sur l’accomplissement personnel, voire les relations interpersonnelles et la sociabilité amicale [7] » Dans cette logique, nous comprenons mieux pourquoi les sphères sportives et culturelles apparaissent comme autant de lieux privilégiés de socialisation des jeunes.

Sur un plan plus théorique, on peut considérer que l’individualisation croissante, qui est la marque de notre société, n’écarte pas nécessairement la quête de solidarité et de partage. Un jeune sur deux en dessous de 25 ans consacre du temps volontaire ou bénévole à une action de solidarité nationale ou internationale, action éducative, sportive, culturelle, sociale ou sanitaire. De même, on remarque que l’adhésion à la « société de consommation » n’exclut pas la remise en cause des logiques de la société marchande, comme en témoigne le succès auprès de certains jeunes de mouvements comme « no logo » ou les « antipubs ». Ce phénomène est également fortement inscrit dans nombre de pratiques culturelles des jeunes qui s’inscrivent souvent dans des logiques de pure « dépense » sans que soit nécessairement recherché un profit. À un certain niveau, les logiques de consommation qui sont des « logiques de dépense » se retournent contre les logiques marchandes, de profit et de rentabilité. L’ensemble de ces manifestations relève d’un nouveau régime des formes d’engagement dans notre société caractérisé par des formes d’adhésion plus labiles.

Le sociologue Jacques Ion, l’un des meilleurs connaisseurs de la question, parle à ce sujet d’adhésion « Post-it » ; l’association est au mieux considérée comme un moyen mais jamais comme une finalité [8] . Dans un contexte de brouillage des grands marqueurs idéologiques, de disparition de « réserves de sens collectif » dans lesquels s’inscrivait le processus de socialisation, le principe d’expérimentation domine en quelque sorte par défaut. La socialisation se fait à travers l’expérimentation. Chaque individu se trouve conduit à élaborer ses propres définitions, à énoncer ses responsabilités, qui ne lui sont plus dictées. Comme l’écrit fort justement le sociologue allemand Ulrich Beck : « L’individu devient l’unité de reproduction de la sphère sociale [9]. »

Cette individualisation généralisée ne signifie pas cependant isolement, atomisation, ni que l’individu se trouverait détaché de toute relation. Au contraire, elle favorise l’institutionnalisation et la standardisation des modes de vie. Autrefois, la socialisation conduisait l’individu vers la case qui lui était assignée. Dominaient les formes communautaires de socialisation qui visaient à faire assimiler la tradition, à produire des individus conformes à des normes imposées par le groupe, normes de leur milieu, de leur classe d’origine, de leur classe sociale, de leur culture, se moulant dans des rôles et des statuts sociaux de père ou de mère, de salarié ou de patron, de citoyen.

Aujourd’hui, il n’y a plus de transmission de l’héritage dans sa forme traditionnelle. Il ne s’impose plus comme allant de soi, mais passe par sa mise en débat, en discussion, son expérimentation. L’acquisition d’une capacité à délibérer, à juger, à choisir, à négocier, la « réflexivité » devient essentielle. C’est une capacité de mise à distance critique vis-à-vis des cadres sociaux, groupes d’appartenance et rôles jusqu’alors assignés à l’individu. Capacité « qui s’ancre dans l’évaluation que font les jeunes dans le monde qui les entoure, dans la perception qu’ils ont de leur propre personne et la manière dont ils se projettent dans l’avenir [10] ».

Cette nouvelle donne crée de nouvelles responsabilités pour tous ceux qui sont en position de transmission d’un héritage. L’accompagnement des jeunes dans leurs expérimentations devient un enjeu décisif inséparable du travail de reconnaissance de ces nouvelles formes d’engagement. La multiplication depuis une dizaine d’années des dispositifs publics portés aussi bien par l’État que par les collectivités territoriales témoigne de cette conjoncture nouvelle.

Jean-Claude Richez

article extrait de la publication « les cahiers de l’action » n°1 : « Des ressources pour l’engagement et la participation et des jeunes », édité par l’Injep en mars 2005

[1] Journées mondiales de la jeunesse, organisées par l’Église catholique, voir de Linares Chantal, Kebaïli Cécilia, Mayol Pierre, « Entretien avec Mgr Dubost », Agora débats/jeunesse, no 9, 1997, pp. 35-40 ; et pour une perspective plus générale : Lambert Yves, « Des changements dans l’évolution religieuse de l’Europe et de la Russie », Revue française de sociologie, no 2, 2004, pp. 307-338.

[2] Sur les jeunes et le mouvement altermondialiste, voir Pleyers Geoffrey, « De Gênes à Évian, les jeunes dans la mouvance altermondialiste », L’année sociale, 2004, pp. 167-187.

[3] Nous utilisons ici ce terme dans le sens althussérien. Althusser empruntait, on le sait, ce terme à la psychanalyse.

[4] Tous ces chiffres sont empruntés aux travaux d’Anne Muxel, politologue, professeur à l’Institut d’études politiques de Paris, membre du Centre d’étude de la vie politique en France/Centre national de le recherche scientifique (« La participation politique des jeunes : soubresauts, fractures et ajustements », Revue française de science politique, no 5/6, 2002, pp. 521-544). Sur tout ce qui concerne l’engagement politique des jeunes, on se reportera très utilement à Muxel Anne, L’expérience politique des jeunes, Presses de Sciences-Po, Paris, 2001.

[5] Animafac, réseau d’Echange d’expériences et centre de ressources pour les initiatives étudiantes, lié à la Ligue de l’enseignement ; ANACEJ, Association nationale des conseils d’enfants et de jeunes ; AFEV, Association de la fondation étudiante pour la ville ; Petits débrouillards, culture scientifique et technique

[6] Wieviorka Michel, « Acualité et futur de l’engagement » dans Wieviorka Michel (dir.) Raison et conviction : l’engagement, Textuel, Paris 1998.

[7] Roudet Bernard, « entre responsabilisation et individualisation : les évolutions de l’engagement associatif, Lien social et politique n°51, 2004, pp.17-28.

[8] Voir par exemple Ion Jacques, « Groupements associatifs et modèles d’engagement », dans Roudet Bernard (dir.), Des jeunes et des associations, L’Harmattan/INJEP, coll. « Débats Jeunesses », Paris/Marly-le-Roi, pp. 53-64 et Ion Jacques, La fin des militants, L’Atelier, Paris, 1997.

[9] Beck Ulrich, La société du risque, Aubier, Paris, 2000, cité dans Labadie Francine, Ragi Tariq, « Les jeunes et la politique », Agora débats/jeunesse, no 30, 2002, p. 19.

[10] Labadie Francine, « Modernité et engagement des jeunes », communication à l’université d’été DESCO/INJEP sur l’engagement des jeunes, du 25 au 29 août 2003, Marly-le-Roi (texte à paraître dans Becquet Valérie, de Linares Chantal, De l’engagement des jeunes, L’Harmattan/INJEP, coll. « Débats Jeunesses »).

( 4 mai, 2009 )

Compte rendu

Association nationale de jeunes 

Rassemblement Actions Jeunesse 

RAJ 

 

Compte rendu 

 

Dans le cadre de la célébration du 29ème anniversaire du Printemps Berbère , l’association nationale de jeunes Rassemblement Actions Jeunesse a organisé une série d’activités à travers ces différents comités locaux de communes et de l’universités dont :

  1. le comité du l’université Ferhat Abbas de Sétif a organisé : 

  1.  
    • une double exposition, sur les objets traditionnels amazighs et sur l’histoire et la chronologie du mouvement amazigh depuis le mouvement national ainsi que  la biographie de quelque personnalités militantes qui ont porté trait dans le combat amazigh tel que Mouloud Mammeri ; et ce du 17 au 22 avril au niveau de la salle d’exposition de l’université.
    • pour la journée du 20 avril, le docteur Said Khellil, l’un des détenu du mouvement 1980 et militants de la cause démocratique été l’invité du RAJ comité de université de Sétif, dont il a présenté une conférence au niveau de la salle polyvalente du l’université Elvaz.

Devant une foule nombreuse et chaleureuse composée d’étudiantes et d’étudiants, le conférencier a fait un aperçu historique du mouvement, dont il a accentué sur le caractère pacifique, national du mouvement et porteur d’un projet démocratique pour toute l’Algérie.

Durant le débat, le conférencier a répondu à une vingtaine de questions d’actualité régionale et nationale.

De sa par, monsieur Fersaoui Abdelouhab, coordinateur du comité d’Aït Smaïl durant son intervention a parlé sur l’apport du mouvement berbère, ainsi que d’autre mouvements de contestation qui ont pris l’ampleur ces derniers années dans les quatre coins du pays pour le changement et imposer une transition démocratique et pacifique. Sans oublier de citer le rôle primordial de la jeunesse en particulier l’université comme une locomotive de chaque mouvement.

La conférence s’est terminée dans une ambiance particulière, en distribuant les cadeaux symboliques aux invités et à ceux qui ont contribué à la réussite de la festivité.

·        La semaine est clôturée par une pièce théâtrale traitant le sujet des droits de l’homme et de l’identité amazighe, présentée par une troupe des filles de la résidence universitaire.

  1. le comité de l’université de Béjaia s’est limité à organiser une exposition sur les droit    de l’homme en générale au niveau du lycée de Sedouk,  aussi la troupe théâtrale  du comité  a représenté l’université de Béjaia dans le festival national du théâtre    universitaire à Telemsane  du 17 au 24 avril 2009.  
  2. de son coté le comité de l’université Bouzeréa  d’Alger a organisé une série d’activité pour célébrer cet éventement historique, dont il y avait une exposition  sur le mouvement amazigh, projections vidéo et un gala artistique.
  3. par contre le comité d’Aït Smaïl, a travers sa section des lycéens  a célébré cet éventement au niveau du lycée Maouche Idris de taskriout, en organisant une exposition sur l’histoire et les animateurs du mouvement accompagnée d’un questionnaire sous forme du QCM , et ce du 18 au 20 avril.

Il est à signaler que cette activité est précédée par une autre exposition sur la lutte contre le SIDA, la toxicomanie et le Tabagisme dans le même lycée durant les journées du 15 et 16 avril là ou il a été distribué plus de 500 déplions.

 

 

P/ le RAJ 

A.F 

 

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