( 11 novembre, 2009 )

Associations : RAJ lance les cafés des libertés :

Quotidien El Watan : Mercredi 11 Novembre 2099.

 Un programme de rencontres-débats autour de la situation du secteur de l’éducation, intitulé cafés des libertés, vient d’être lancé par l’association action et jeunesse RAJ, bureau de Béjaïa.

Une première rencontre a eu lieu au café du cercle du MOB samedi dernier, soit un jour avant le déclenchement de la grève de l’intersyndicale. Cette première rencontre, ayant pour thème les réformes dans le système éducatif : l’échec d’une alternative, a été animée par deux conférenciers : M.M. Idir Achour, porte-parole du CLA et Sadali Salem, secrétaire général du SATEF et a vu la participation, entre autres, d’enseignants et d’étudiants. Les conférenciers estiment que le système éducatif est à repenser, après l’échec planifié de l’école, et qu’il faut passer à un enseignement technique et professionnel qui demeure inexistant au Lycée. Concernant l’université, ils pensent que le LMD est beaucoup plus professionnel qu’académique : « Au niveau de l’université le système n’est pas équivalent avec celui de l’éducation nationale ». Ce programme de rencontres se veut, selon ses initiateurs, un espace d’échanges entre les acteurs sociaux, notamment les jeunes. C’est « de la volonté d’ouvrir des espaces commun de rencontres et de débats publics qu’est née l’idée des cafés des libertés », nous dira M. Ladjini Abdelhak, coordinateur du comité de RAJ de Béjaïa.

Par Outemzabt Mounir

( 10 novembre, 2009 )

C.R.L.D.H. Tunisie

 

اللجنة من أجل احترام الحريات وحقوق الإنسان في تونس

Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie

Membre du Réseau Euro-méditerranéen des Droits de l’Homme

21ter rue Voltaire – FR-75011 PARIS  - Tel/Fax : 00.33.(0)1.43.72.97.34

contact@crldht.org / www.crldht.org

LES PRISONNIERS DU BASSIN MINIER GAFSA-REDEYEF LIBÉRÉS

La résistance des détenus, des femmes et des familles, la solidarité et la mobilisation nationale et internationale ont eu raison de l’arbitraire

C’est avec joie et satisfaction que le Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT) vient d’apprendre la libération de tous les prisonniers du bassin minier de Redeyef-Gafsa en vertu d’une grâce présidentielle non amnistiante.

Cette libération est l’heureux aboutissement d’une forte solidarité et mobilisation ininterrompue, nationale et internationale, en faveur des personnes emprisonnées depuis le mois de juin 2008 à la suite du soulèvement qu’a connu la région durant tout le premier semestre 2008.

Le CRLDHT se réjouit d’autant plus que les condamnations (avec leur cortège de peines extrêmement lourdes) prononcées à l’encontre des animateurs du mouvement social du bassin minier de Gafsa/Redayef, l’ont été à la suite de procès des plus inéquitables au cours desquels les avocats de la défense ont clairement démontré l’irrégularité de la procédure, le recours systématique à la torture, le non-fondé des accusations, etc.

Cette libération vient mettre un terme à une longue souffrance collective, non seulement celle des détenus et de leurs familles, mais aussi celle de toute une ville (Redayef) endeuillée depuis que les leurs ont été éparpillés dans différentes prisons tunisiennes, où ils n’ont eu de cesse de subir des traitements inhumains et dégradants…

Cependant, nous ne serons vraiment en mesure de nous réjouir que si les poursuites à l’encontre, notamment, de Fahem BOUKEDDOUS et Mohieddine CHERBIB (membre fondateur du CRLDHT et Président de la FTCR-Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives), tous deux condamnés « par contumace », sont définitivement abandonnées !

Le CRLDHT exprime ses vives et chaleureuse félicitations à Adnane, Bachir, et leurs anciens codétenus ainsi qu’à toutes les familles, pour cette liberté recouvrée, tout en exigeant des autorités leur rétablissement dans tous leurs droits civils et politiques et leur réintégration immédiate dans le travail.

Le CRLDHT exige, en outre, l’indemnisation de toutes les personnes libérées pour avoir été détenues arbitrairement, dans des conditions inhumaines, pendant plus d’un an.

Le CRLDHT demande instamment aux autorités d’enquêter sans délai (via une commission « Vérité », indépendante et impartiale) sur les abus d’autorité, sur les décès de Hafnaoui MAGHZAOUI, de Hichem BENJEDDOU et d’Abdelkhalek AMAIDI, sur la torture et autres traitements inhumains ou dégradants, commis par la machine policière de l’État et ses fonctionnaires.

Il rappelle, d’autre part, que les graves problèmes socio-économiques, environnementaux, et politiques, ne peuvent en aucun cas être résolus par une répression croissante ; qu’il est grand temps que les autorités comprennent qu’en dehors des solutions politiques, il n’existe pas de réelle alternative à la situation de blocage désastreux que connait notre pays. Le premier pas véritable, dans ce sens, serait (on ne le répètera jamais assez) la promulgation d’une loi d’amnistie générale, qui verrait tous les prisonniers politiques et d’opinion (notamment Dr CHOUROU, Tawfik BEN BRIK, Zouhir MAKHLOUF), recouvrir pleinement leur liberté citoyenne.

Le CRLDHT rend un hommage au combat courageux et pacifique des détenus, à la résistance de leurs familles, notamment les femmes, épouses et mères…ainsi qu’à l’engagement actif et permanent des avocats et des syndicalistes à leurs cotés. 

Enfin, le CRLDHT, tient à féliciter toutes les personnes, associations et organisations nationales (à la tête desquelles le Comité national de soutien aux populations du bassin minier) et internationales de défense des droits de l’homme, partis politiques, organisations syndicales, députés français, européens… qui ont pris activement part à la campagne nationale et internationale de solidarité avec les détenus de Redayef /Gafsa, et leur demande de redoubler de vigilance à l’égard du traitement qui sera réservé aux personnes libérées.

Paris, le 5 novembre 2009.



( 5 novembre, 2009 )

 Rassemblement-Actions-Jeunesse

    RAJ Comité de Bejaia Ville :                                                         Invitation  

Cliquez sur l'image, pour afficher la maquette de l'invitation et du programme détaillé de l'activitée.

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( 11 octobre, 2009 )

Reportage de FRANCE 24 sur le rassemblement et la marche du 05 Octobre 2009 :

 

( 11 octobre, 2009 )

Le troisième bras d’Azwaw :

Par : Chawki Amari

Quotidien El Watan, Dimanche 11 Octobre 2009.

Le troisième bras d’Azwaw

 

Oui, encore de l’histoire, à défaut d’avenir. C’était le 10 octobre 1988, Azwaw perdait un bras dans la fusillade de Bab El Oued, où 39 personnes mourraient, abattues sans sommation par la peur panique d’un régime qui voit dans chaque manifestant un extraterrestre vert qui veut prendre sa place. Relativement, Azwaw est donc un chanceux parmi les malchanceux, puisqu’il n’a perdu qu’un bras alors que d’autres ont tout perdu, ne serait-ce que la tête. En cet octobre 2009, Azwaw est parti déposer une gerbe de fleurs pour une commémoration toute symbolique, 21 ans après. Bien sûr, la police était là pour commémorer l’état d’urgence et a demandé l’évacuation rapide des lieux. Le temps d’un bilan tout aussi rapide d’une pose de fleurs de saison, les interdictions de l’année ont été énumérées. Interdites par la police ou les forces de l’ordre d’une manière générale, la liste des manifestations, commémorations ou rencontres est longue au point de ressembler à la liste des produits d’importation.

Hier, une rencontre sur l’abolition de la peine de mort a été interdite, comme si la mort était de force, supérieure à la vie. Depuis le début de l’année, pêle-mêle, les autorités ont ainsi interdit des rassemblements de disparus, de vivants, de syndicalistes, de moudjahiddine, de défenseurs de la Palestine, de la démocratie, des femmes, des oiseaux, des gazelles, bref, tout sauf les manifestations de soutien au président de la République. Pour cette raison, en cet octobre 2009, le 3e bras d’Azwaw a poussé, plus long que les autres, plus tordu peut-être, mais bien décidé à exister, parce que pour d’étranges raisons, El Qods mobilise plus les Algériens que l’Algérie. Oui, parlons d’autre chose, qui intéresse plus les gens. Aujourd’hui, l’Algérie affronte le Rwanda pour une qualification à la Coupe du monde. Le but ? Aller en Afrique du Sud. Loin, très loin de Bab El Oued.

 

Par Chawki Amari

( 10 octobre, 2009 )

RASSEMBLEMENT A BAB-EL-OUED A LA MEMOIRE DES VICTIMES D’OCTOBRE 88 :

POUR AZOUAOU : DES FLEURS ET DES TALKIES-WALKIES :

lycée l’Emir, en face de la DGSN, en hommage aux victimes des événements d’Octobre 1988. C’est Azouaou Hamou L’Hadj, figure emblématique de l’association AVO 88 (association des victimes d’octobre 1988) qui est l’auteur de cette initiative. Azouaou était au nombre des innocents happés par une fusillade meurtrière un certain 10 octobre 1988 (lire notre article : « Azouaou, le bras désarmé d’Octobre », in El Watan du 9 octobre 2009). Cet ancien artisan bijoutier avait alors été criblé de neuf balles qui lui coûteront son bras gauche et des séquelles indélébiles sur le visage. Il avait à peine 21 ans. Vingt-et-un ans après ces péripéties sanglantes, Azouaou a tenu à revenir sur les lieux du drame et déposer une gerbe de fleurs à la mémoire des chouhadas d’octobre 88, et tout particulièrement, les 39 victimes tombées ce jour-là. « Moi je revendique un statut particulier pour les victimes d’Octobre en tant que victimes d’une bavure d’Etat et non pas d’un « accident de travail » comme on nous désigne honteusement » nous explique-t-il. « C’est ici que je suis tombé » se remémore-t-il en montrant du chef un portail vert attenant au lycée Emir Abdelkader. « Voyez ce mur : il y a encore les impacts de balles qui témoignent de la boucherie. Ce mur-là par contre a été recouvert de ciment pour effacer les stigmates des automitrailleuses » poursuit notre ami avec émotion.
Le rassemblement auquel avait appelé Azouaou a commencé à se former à partir de 10h30 au sein de l’un des cafés adossés au boulevard du 1er novembre. Petit à petit, les gens ont commencé à s’agglutiner autour d’Azouaou. Parmi les présents, Yacine Teguia, membre du bureau national du MDS, Hakim Addad, secrétaire général de RAJ, l’opposant et journaliste Arezki Ait Larbi, le comédien Kader Farès Affak (personnage principal dans « Gabla », de Tarik Teguia). Il y avait également des écrivains et journalistes dont le chroniqueur Chawki Amari ainsi que notre collègue Adlène Meddi. Brandissant une gerbe de fleurs, le cortège s’est ébranlé du café « 1er novembre » en direction du lycée l’Emir. Azouaou a, alors, accroché avec son bras épargné par la machine de la répression, la couronne de fleurs sur la grille du lycée, juste en face du bâtiment de la DGSN. Comme il fallait s’y attendre, la police n’a pas tardé à se manifester. Un officier de police en civil et en lunettes, arborant un talkie-walkie, accourut pour s’enquérir de l’objet de ce rassemblement qu’il avait jugé d’emblée menaçant pour l’ordre public. « N’touma chkoun ? Andkoum autorisation ? » (Qui êtes-vous ? Avez-vous une autorisation ?) ». « Les forces de l’ordre avaient-elles une autorisation quand elles ont arraché le bras d’Azouaou et canardé 39 citoyens algériens ? » rétorque-t-on. Arezki Ait Larbi enchaîne : « Nous sommes venus déposer une gerbe de fleurs, pas poser une bombe. » Les éléments de la police continuent d’affluer et envahissent en force le périmètre. « Qu’est-ce que je vais dire maintenant à mes supérieurs ? » revient à la charge l’officier en lunettes. Un autre policier en civil muni d’un talkie-walkie tente de calmer les esprits. « On veut bien vous laisser, mais cela risque de causer des débordements et on ne veut pas de « machakel ». Vous êtes quand même en face de la DGSN » implore-t-il. La sérénité l’emporte assez vite sur la colère et la cérémonie finit par se tenir malgré tout. Au préalable, la police s’empare de la pièce d’identité d’Azouaou en guise de gage. Une minute de silence est observée suivie de quelques mots d’Azouaou au cours desquels il est revenu sur ce qui s’est passé ce funeste lundi 10 octobre 1988 en ayant une pensée émue pour celles et ceux qui étaient tombés ce jour-là. Le geste, plus symbolique que bruyant, avait le goût d’une victoire sur l’amnésie. « L’important est de marquer le coup » se dit-on. Il est vrai qu’une simple gerbe de fleurs peut avoir raison d’une forêt de talkies-walkies…


Mustapha Benfodil

Rassemblement autour d'Azouaou le 10 octobre 2009 à Bab El Oued. Photo: Malika Taghlit (El Watan)

( 9 octobre, 2009 )

Un certain « Bloody Monday » à Bab El Oued : Azwaw, le bras désarmé d’Octobre

Par : Mustapha Benfodil

Quotidien El Watan, Vendredi  09 Octobre 2009.

Azwaw Hamou L’hadj. Voilà un nom qui fait carrément corps avec Octobre. A tel point qu’il lui a donné un bras. Avec son moignon rageur, lui qui est amputé du bras gauche depuis 21 ans en « accidenté du travail » des chars d’Octobre 88, ce grand gaillard au cœur vaillant arpente les couloirs des rédactions en familier des arcanes de la presse indépendante, « sa » presse, sa seconde famille.
Elle qui doit tant à son « bras d’honneur » laissé sur les pavés démocratiques un certain lundi 10 octobre 1988. Un « bloody monday »… « Ce jour-là, je traînais du côté de Bab El Oued vers 14h. Dans la matinée, Ali Benhadj et ses troupes avaient organisé un rassemblement à Belcourt avant de se disperser dans le calme. A Bab El Oued, l’ambiance était donc relativement détendue. Moi, je passais près de la DGSN quand soudain, j’ai entendu des coups de feux. Sans doute des provocateurs qui voulaient semer le trouble dans la capitale et provoquer un bain de sang. Et leur coup n’a pas raté : les militaires postés autour du bâtiment de la DGSN, pris de panique, ont commencé à riposter d’une façon nerveuse et anarchique. Ils ont même utilisé des armes lourdes.

En quelques minutes, la fusillade fait 39 morts et des dizaines de blessés. Dans le lot, il y avait une femme enceinte qui a été touchée. A un moment donné, une jeune fille est fauchée de plein fouet sous mes yeux. Elle a eu carrément la tête arrachée, et des fragments de sa cervelle m’ont éclaboussé. J’allais me porter à son secours quand j’ai été criblé de balles à mon tour. J’ai été mitraillé de neuf balles qui m’ont troué le corps de la tête aux orteils. Mon bras gauche était totalement pulvérisé. J’ai été évacué à l’hôpital Mustapha où j’ai passé quatre mois entiers à me faire recoudre de part en part. Hélas, mon bras gauche était jugé irrécupérable. » Azwaw nous fait ce récit avec un détachement inouï, son moignon témoignant avec fracas de chaque mot éructé par sa mémoire en lambeaux. « Curieusement, je ressens encore mon bras bouger, et je sens même fourmiller mes doigts », poursuit-il avec ce courage des humbles qui ont la délicatesse de transformer leurs drames les plus dévastateurs en anecdotes doucereuses, par pudeur ou par orgueil. Car Azwaw n’est pas de ceux qui viennent se plaindre en monnayant le moindre bobo pour cueillir une réparation sonnante et trébuchante.

Réparation politique

Réparation. Quel mot vain et pompeux ricane Azwaw vingt et un ans après ! Il avait d’ailleurs ce même chiffre au compteur du temps : 21 ans. Azwaw était alors artisan bijoutier. Un orfèvre des métaux précieux donc transformé par l’horreur des métaux perforateurs et des balles explosives taillées dans la tyrannie en manchot à vie. Pourtant, le rêve le taraude toujours de reprendre du service un jour et réapprendre à transformer en or sa jeunesse sacrifiée et son algérianité bafouée. Réparation. Réparer quoi, est-il en droit de s’insurger ? Son bras broyé par les snipers affolés de Nezzar ? Ses rêves juvéniles pilés par les chars ? Ses doigts délicats écorchés à « l’arrache-chair » ? Ou bien ses espoirs citoyens sabordés sur l’autel de la brutalité martiale ? « Moi, je tiens Chadli pour premier responsable de ce carnage qui a suivi les événements d’Octobre ! Et je regrette d’ailleurs qu’il ne se soit pas expliqué là-dessus dans l’excellent livre de SAS (Octobre, ils parlent, ed. Le Matin, 1998) ni dans les colonnes de la presse », s’indigne Azwaw qui accable en passant les officiers opérationnels de l’ANP et du renseignement qui eurent à gérer « l’opération de rétablissement de l’ordre », un doux euphémisme pour évoquer la répression qui s’est abattue sur les insurgés dans la foulée (et la folie) de cet automne incandescent.

Alors, pour ne pas oublier, pour rappeler à notre mémoire ces 39 morts, nous dit Azwaw, parmi lesquels notre défunt confrère de l’APS Sid-Ali Benmechiche, Azwaw a pris sur lui d’organiser une cérémonie de recueillement à la mémoire des victimes d’Octobre 1988 et de son bras écrabouillé par la machine de la répression. Pour lui, c’est surtout une manière de convoquer l’un des épisodes les plus marquants de notre « affect démocratique » qui a permis tout de même quelques acquis, si ténus et si controversés puissent-ils être. Azwaw ne peut s’empêcher de songer en l’occurrence aux reniements massifs de ceux qui sont liés organiquement, insiste-t-il, à Octobre 88, et qui tournent le dos à ce moment fondateur. « Aujourd’hui, les victimes d’Octobre sont seules face à leur destin », soupire-t-il avec une amertume mâtinée de colère. Devant le « lycée Redouane Osman » Ce qui le peine par-dessus tout, c’est le « négationnisme » de la nation vis-à-vis des victimes d’Octobre. « Les réprimés d’Octobre 88 ont été répertoriés comme victimes d’un accident de travail ! En vertu de quoi, je touche une pension ridicule de 6000 DA ! » fulmine Azwaw. N’était un poste arraché en 2000 comme employé des chemins de fer, ce père de trois enfants aurait bien du mal à faire vivre sa petite famille.

Aujourd’hui, confie-t-il, il caresse le rêve de reprendre ses outils et retrouver les gestes créateurs du joaillier qu’il fut. « Certains m’ont proposé de leur vendre mon matériel d’orfèvre et j’ai crânement refusé. Je l’ai jalousement gardé dans un fût rempli de mazout dans mon village, en Kabylie, pour le jour où le métier me démangerait. » Et de plaider pour une réparation morale et politique, étant entendu que de toute façon, il ne retrouvera pas son bras. Azwaw est habité par la solitude d’un Ras El Kabous, emporté par les humiliations tatouées sur son corps. Il est déterminé en tout cas à écrire l’histoire avec son moignon car il sait que tout manchot qu’il est, il ne trébuchera pas sur les mots pour crier justice et dire l’infamie. D’où la cérémonie de demain (samedi). Celle-ci aura lieu à partir de 11h, en face de la DGSN, devant le lycée l’Emir, ou le lycée « Redouane Osman » (dixit Hakim Addad). Pourvu que la police de Zerhouni ne s’en mêle pas. Pour rappel, lundi 5 octobre, une cérémonie commémorative organisée par RAJ a tourné au vinaigre avant de se transformer en marche populaire qui a enflammé Alger de sahat Echouhada à la Grande-Poste.

 

Par Mustapha Benfodil

( 9 octobre, 2009 )

Nous vous informons sur la diffusion de l'initiative du RAJ plus la marche du 5 Octobre 2009 sur France 24 , émission hebdomadaire “Une semaine au Maghreb” :  
 
    Le Samedi 10 Octobre 2009 :  17h40 et 23h10 Heure Algérienne .
                                                                16H40 et 22H10 Heure GMT .


     Le Dimanche 11 Octobre 2009 :  13h10 et 16H40 Heure Algérienne 
                                                                      12H10 et 15H40 Heure GMT.

    Le Lundi 12 Octobre 2009  :  14H40 Heure Algérienne .

                                                                       13H40 Heure GMT.

( 9 octobre, 2009 )

LADDH : Communiqué :

Communiqué  

Malgré les interdictions, nous continuerons d’exister…

C’est vers 17 h00, jeudi 8 octobre 2009, que  la Ligue Algérienne pour la Défense des Droits de l’Homme (LADDH) a reçu la notification écrite,  des services de la DRAG de la Wilaya d’Alger, lui interdisant de tenir la rencontre nationale sur l’abolition de la peine de mort le samedi 10 octobre à l’Hôtel El Biar à Alger.

La LADDH dénonce avec la plus grande énergie cette interdiction non justifiée, et qui ne peut trouver sa justification que dans la gestion arbitraire des affaires de l’Algérie.

Par cette interdiction, les autorités expriment le refus paranoïaque à toute initiative de la société civile qui vise à installer un débat national incluant les représentants de l’Etat sur des sujets qui concernent toute la société, notamment la question de la peine de mort.

Résolue à poursuivre sa lutte pour faire avancer les choses, la LADDH maintient cette rencontre qui rentre dans le cadre de la célébration de la journée mondiale l’abolition de la peine de mort du 10 octobre. Elle se tiendra le samedi 10 octobre 2009, à partir de 9h30 au niveau de son siège sis au 5 rue Frères Alleg, « ex Pierre Viala », 101 Didouche Mourad, Alger.

                                       

                                                                  Alger le 8 octobre 2009

                                                                           Le Président

                                                                    Mostefa Bouchachi

      

( 9 octobre, 2009 )

RAJ Communiqué

Alger le 09/10/2009
 
              Communiqué ,
 
     
 
             Une fois n'est pas cotume , “ILS” interdisent !. Cette fois ci , c'est pour la conférence organisée demain par la LADDH sur la peine de mort et qui devait avoir lieu dans un hotel de la capitale .
 
            Une fois n'est pas coutume aussi , l'initiative est comme même maintenue et aura lieu , au siège de la Ligue , 101 Didouche Mourad a partir de 9h30 . Soyons y nombreux (ses) . 
 
           Le RAJ condamne cette nouvelle interdiction et des enRAJés seront présents demain Samedi au siège de le Ligue .
 
           La Résistance est là et doit se montrer. 
 
           Hakim Addad
 
           S.G du RAJ  
 

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